Pathologie de la couverture

Pathologie de la couverture

Fiches pathologie

Fiches détails

Condensation en sous-face des couvertures métalliques
Constat
Due à une ventilation insuffisante sous la toiture ou à un excès d'humidité dans les locaux sous-jacents, la condensation en sous-face des couvertures métalliques peut engendrer des dégâts similaires à ceux produits par des infiltrations d'eau : humidification des panneaux isolants, déformation voire effondrement de faux-plafonds.
Diagnostic
Les ouvrages concernés par cette fiche sont, pour la plupart, des couvertures réalisées avec des plaques nervurées issues de tôles d'acier galvanisé. Cette toiture comprend habituellement cinq éléments : le plafond, le pare-vapeur, l'isolation thermique, la lame d'air éventuelle, la plaque métallique (avec ou sans régulateur de condensation).
Du fait de la forte conductivité thermique et de la faible porosité du matériau, les couvertures en bac acier sont naturellement exposées au phénomène de condensation. L'ampleur de ce phénomène peut être réduit avec une conception adéquate d'un système pare-vapeur plus isolation de la toiture et la prise en compte de la classe d'hygrométrie et de la ventilation des locaux sous-jacents.
La ventilation de la couverture
L'air présent dans le plénum en sous- face de couverture se charge de la vapeur d'eau contenue dans l'air provenant de l'habitation ou du local sous-jacent, malgré la présence du pare-vapeur destiné à limiter cette pénétration (blessure du pare-vapeur ...).
Par ailleurs, le matériau de couverture peut avoir une température inférieure à celle du plénum, jusqu'à un point appelé point de rosée en dessous duquel se produit une condensation. Si le matériau de couverture est assez poreux, les gouttelettes de condensation sont retenues pendant un certain temps. Avec les métaux, peu poreux par nature, ces condensats tombent plus facilement sur l'isolant et le faux-plafond.
Une ventilation correcte du plénum permet d'éliminer une grande partie de cette humidité.
L'excès d'humidité dans les locaux sous-jacents
Le choix du système d'isolation dépend de la classification des locaux en fonction de la quantité de vapeur d'eau produite (faible ou moyenne hygrométrie, cf. DTU 40.35). Le respect des conditions d'hygrométrie (quantité de vapeur d'eau produite, renouvellement d'air dans le local) évite la plupart des désordres.
L'excès d'humidité peut également être dû à des défauts ponctuels ou pérennes de ventilation des locaux (panne de VMC, défauts d'entrée d'air neuf…).
La qualité de la conception et de la mise en œuvre
En cas de discontinuité dans le pare-vapeur, il se produit des migrations de vapeur d'eau vers l'éventuelle lame d'air et vers le matériau de couverture. Il y a alors un risque important de condensation par temps froid.
Les bonnes pratiques
Isolation
Adapter les précautions à prendre pour éviter les sinistres en fonction de la position de l'isolant, sous pannes (toiture froide), entre ou sur pannes (toiture chaude).
Contrairement à la toiture froide (passage franc de l'air extérieur en sous-face de la couverture), la toiture chaude interdit la pénétration de l'air extérieur vers la sous-face du métal.
Si l'isolant est sous pannes, un régulateur de condensation doit en plus être prévu en sous-face du bac, ou un isolant de faible épaisseur comportant un pare-vapeur disposé sur pannes d'une perméance minimale bénéficiant d'un Avis Technique pour cet emploi. Vérifier ensuite la bonne ventilation de l'ensemble de la couverture, en particulier les bas de rampant.
Si l'isolant est entre pannes, la couverture doit être chaude avec une lame d'air non ventilée ou sans lame d'air (l'isolant est contre la couverture). Le pare-vapeur est sous l'isolant. Ce système s'emploie dans les locaux à faible hygrométrie uniquement (voir DTU 40.35). Vérifier l'absence d'entrées d'air en périphérie (closoirs) et au droit des points singuliers, pénétrations, accessoires de toiture et jonctions avec les plaques éclairantes.
Panneaux isolants en polystyrène supports de couvertures (isolant sur pannes) : ses produits sont sous ATec. Au regard des risques spécifiques, vérifier sur la liste des mises en observations de la C2P (Commission Prévention Produits mis en œuvre) de l'AQC les recommandations éventuelles.
Définir et tenir compte de l'hygrométrie du local en considérant :
le taux d'occupation ;
la quantité de vapeur d'eau produite à l'intérieur du local par heure ;
le niveau de chauffage.
Le soin apporté aux jonctions et à la continuité du pare-vapeur peut éviter des sinistres.
L'essentiel
Identifier la classe du local (fonction de la quantité de vapeur d'eau produite dans le local et du renouvellement d'air).
Concevoir le système (toiture chaude ou froide, positionnement de l'isolant) en tenant compte de cette classe.
Apporter un soin particulier lors de la pose aux points sensibles (jonctions et continuité du pare-vapeur, par exemple).
Ventiler efficacement les locaux sous-jacents.
À consulter
NF P30-101 : Couverture - Terminologie.
NF P34-401 : Couvertures - Plaques nervurées en acier galvanisées prélaquées ou non.
P 34-310 : Tôles et bandes en acier de construction galvanisées à chaud en continu destinées au bâtiment.
NF DTU 58.1 : Travaux de bâtiment - Plafonds suspendus.
DTU 40.35 : Couverture en plaques nervurées issues de tôles d'acier revêtues.
Liste des mises en observations de la C2P (Commission Prévention Produits mis en œuvre) de l'AQC : vérifier les recommandations éventuelles.
Effondrement des couvertures légères sous le poids de l'eau
Constat
Les couvertures à faible pente des bâtiments industriels et commerciaux sont le plus souvent réalisées à l'aide de bacs métalliques nervurés autoporteurs, avec ou sans étanchéité rapportée.
D'une portée de 3 m environ, ces bacs sont fixés sur des pannes de charpente en métal, bois ou béton.
La propension d'un tel ouvrage à fléchir est particulièrement importante et aggrave les surcharges climatiques qu'il est susceptible de supporter.
Toute stagnation anormale et imprévue d'eau initie immanquablement un phénomène itératif et irréversible qui conduit à la ruine de la couverture : la création d'une flaque augmente la charge appliquée, qui génère nécessairement une augmentation de la déformation et donc une aggravation de la flaque.
La mise à jour du DTU 43.3 en 1995 a permis, depuis, de sensibiliser les professionnels à ce problème majeur en précisant de façon plus explicite les nombres et positionnements des descentes d'eau pluviale à mettre en œuvre.
Diagnostic
Les évacuations d'eaux pluviales sont insuffisantes ou mal entretenues
Le calcul de la section des évacuations est normalement réalisé sur la base d'une précipitation de 3 litres/min par m2. Souvent, les limitations des surfaces à évacuer par entrées d'eau pluviale (700 m2 en verticale et 350 m2 en sortie horizontale) ne sont pas respectées ou le calcul théorique ne tient pas compte des obstacles inhérents à la construction qui perturbent l'écoulement (sorties en toiture, relevés…), ou encore les trop-pleins sont absents ou insuffisants. Cela se traduit par un engorgement de certaines chutes, donnant naissance à une flaque sur la toiture.
Les éléments d'ossature ne sont pas calculés à la hauteur du risque
Plusieurs systèmes d'évacuation des eaux pluviales, selon l'annexe E du DTU 43.3, permettent de se dispenser de vérifier l'ossature sous accumulation d'eau. Dès lors, des vérifications peuvent être omises, qu'il s'agisse de la structure porteuse ou des bacs métalliques autoporteurs.
L'entretien est insuffisant
L'absence d'entretien régulier de l'état de la toiture et de l'engorgement des descentes EP est une cause importante de sinistralité. Les toitures des bâtiments commerciaux, par exemple, peuvent être encombrées de sacs plastiques apportés par le vent.
D'autres causes existent
Les crapaudines ou les garde-grèves trop petits auront tendance à s'enfoncer dans la descente EP ou le moignon tronconique, ce qui entraînera l'obstruction totale de l'évacuation par un simple sac en plastique ou une accumulation de feuilles mortes ;
Le moignon est d'une section nettement inférieure à celle de la chute ;
La chute n'est pas verticale à l'intérieur du bâtiment ; son dimensionnement ne tient pas compte des pertes de charges engendrées par les déviations ;
La canalisation horizontale enterrée d'égout pluvial en aval du bâtiment n'a pas une section ou une pente suffisante, d'où la mise en charge des chutes avec risque de débordement en toiture.
Remarque : les grands bâtiments sont maintenant équipés de plus en plus fréquemment de systèmes d'évacuation des eaux pluviales par dépression, dits siphoïdes, dont le principe est d'associer des avaloirs spécifiques à des canalisations de diamètre réduit. Si la théorie justifie ces ouvrages, la pratique et les dysfonctionnements en particulier dus au manque d'entretien peuvent générer des sinistres de grande ampleur.
Les bonnes pratiques
Bien vérifier les calculs de flèches des structures (ne pas oublier, selon les cas, la vérification sous accumulation d'eau), y compris des bacs métalliques.
Respecter les règles de l'art et porter un soin particulier aux évacuations d'eaux pluviales avec une vision globale du système d'évacuation pluviale lors de la conception et le souci de détecter les particularités du bâtiment qui nécessiteraient des adaptations.
Créer éventuellement des surverses ou « trop-pleins » pour jouer un rôle d'alerte. Même si elles ne permettent pas d'évacuer la totalité des eaux pluviales, leur débordement constitue un bon signal d'alarme à condition qu'elles soient visibles des utilisateurs du bâtiment.
Inviter les professionnels souhaitant prescrire ou mettre en œuvre des techniques non traditionnelles, telles que les systèmes siphoïdes, à se rapprocher de leurs assureurs. Ces systèmes ne relèvent pas des dispositions courantes du DTU. Il s'agit de techniques non traditionnelles (mises d'une manière générale en observation par la C2P) et relevant des procédures d'Avis Technique.
Rappeler l'obligation d'entretien qui pèse sur le maître d'ouvrage et le manquement au devoir de conseil qui pèsera sur les professionnels qui n'auraient pas alerté le maître d'ouvrage sur cette obligation, en lui conseillant, par exemple, de souscrire un contrat d'entretien.
L'essentiel
Porter une attention particulière à la conception du système d'évacuation des eaux pluviales.
Prévoir systématiquement des dispositifs de déversement des trop-pleins.
Prendre conscience des contraintes propres aux systèmes siphoïdes.
Assurer un entretien régulier du système pour éviter les engorgements.
À consulter
NF DTU 43.3 P1-1 : Mise en œuvre des toitures en tôle d'acier nervurée avec revêtement d'étanchéité.
NF DTU 43.3 : Partie 1.1 Annexe A Entretien et usage.
DTU 60.11 : Règles de calcul des installations de plomberie sanitaire et des installations d'évacuation des eaux pluviales.

Fiches de details

Condensations sous bacs aciers en local à très forte hygrométrie
Désordre
D'importantes gouttelettes de condensation affectent les panneaux modulaires en fibre ciment des faux plafonds, séparés de l'isolant à base de laine de verre par une lame d'air. Il y a impropriété à la destination de l'atelier de teinture, par suite de ces ruissellements endommageant les tissus.
Diagnostic
L'atelier de teinture est un local classé en très forte hygrométrie (W/n >7.5g/m3) et le concept de toiture chaude avec isolation sur panne ne convient pas pour un tel local.
 Il y a par ailleurs des défauts d'exécution tels que l'absence de closoirs en mousse sous les bacs acier en égout ainsi que de closoirs en contre profil en faîtage. Les nervures ne sont qu'imparfaitement obturées par la mise en compression de la laine isolante et des entrées d'air parasitaires sont possibles.
 Après dépassement du point de rosée, cet air et les vapeurs, générées par l'activité spécifique de la teinturerie, sont amenés à condenser sous le bac acier soumis à une température plus basse en face extérieure.
Préconisation
Respecter les domaines d'application du DTU 40.35 (valable pour les seuls bâtiments classés en faible ou moyenne hygrométrie - soit W/n < 5g/m3). Indépendamment des problèmes d'exécution, il aurait par conséquent fallu traiter au préalable l'hygrométrie de l'atelier ou envisager un tout autre type de couverture.
Corrosion de chéneau métallique
Désordre
Dégât des eaux à l'intérieur du bâtiment consécutif à la perforation d'un chéneau métallique.
Diagnostic
Dans le cadre d'une opération de réhabilitation d'un bâtiment industriel, un chéneau en tôle d'acier a été installé directement sur un mur maçonné existant situé en limite de propriété.
Huit ans après réception, le chéneau présente un état de corrosion généralisé sur toute sa longueur avec des perforations localisées en partie inférieure.
L'état de dégradation du chéneau est la conséquence d'un problème de corrosion ayant pour origine une incompatibilité chimique entre le métal constitutif du chéneau et son support.
Préconisation
Mettre en place un ouvrage d'interposition entre le support béton/mortier et le chéneau en acier inoxydable selon les préconisations de l'article 5.2.2 de la norme P 36.201 réf. DTU 40.5.
Corrosion de feuilles de zinc en couverture
Désordre
Plusieurs années après la réalisation de la couverture des infiltrations se produisent en combles. Lors des investigations il est constaté que les feuilles de zinc sont perforées par une importante corrosion généralisée en sous face.
Diagnostic
D’une part les panneaux isolants sont chimiquement incompatibles avec le zinc. C’est une cause de corrosion.
D’autre part, aucune ventilation n’ayant été ménagée entre l’isolant et le zinc, la vapeur d’eau provenant du logement se condense sous le zinc. En stagnant là elle provoque, elle aussi, sa corrosion.
Préconisation
Il fallait :
Soit réaliser la couverture en zinc conformément à la norme NF P 34-211-1 (DTU 40.1) Travaux de bâtiment, couverture par éléments en feuilles et feuilles longues de zinc. Ce texte ne prévoit que des supports en bois ; et une ventilation en sous face du zinc.
Soit utiliser des panneaux isolants et un procédé de pose de zinc non ventilé en sous face faisant l’objet d’Avis Technique, non mis en observation par la C2P.
Corrosion des tire-fonds de fixation des bacs de couverture
Le désordre
Le désordre s'est manifesté par l'apparition de coulures de rouille le long de la charpente métallique.
Après sondages et dépose d'un certain nombre de panneaux, le désordre s'est révélé généralisé, et portait sur une corrosion très avancée des tire-fonds de fixation des panneaux sandwich dans les éléments de charpente métallique, allant jusqu'à leur destruction quasi complète.
Ce désordre portait atteinte à la tenue de la couverture.
Diagnostic
Les panneaux utilisés n'étaient pas adaptés à l'utilisation dans des locaux à très forte hygrométrie comme les piscines, sous l'angle de l'étanchéité à l'air par rapport à l'atmosphère intérieure fortement corrosive : les tire-fonds insuffisamment protégés se sont corrodés en 8 ans.
Des facteurs aggravants ont été constatés : utilisation de tire-fonds galvanisés au lieu d'inox / localisation de certains tire-fonds dans les joints entre panneaux et non dans la mousse où ils auraient été plus protégés / bandes d'étanchéité entre panneaux insuffisamment étanches.
Préconisation
Le domaine d'emploi de l'Avis Technique du procédé était limité aux locaux à faible ou moyenne hygrométrie ; une variante de ce procédé a été conçue ultérieurement par le fabricant pour ce genre de destination, avec une étanchéité à l'air fortement renforcée.
Il aurait fallu prendre en compte l'atmosphère fortement agressive des locaux et utiliser un procédé similaire adapté, ou changer de type de couverture.
Couverture en plaques éclairantes PVC
Désordre
Le maître d’ouvrage s’inquiète de la flexion importante des plaques et, par temps de pluie, constate des infiltrations d’eau par les recouvrements entre plaques.
Diagnostic
Trois causes se cumulent :
 1- L’entraxe des pannes est excessif. Il est de 1,90m alors qu’il ne devrait pas dépasser 1,10m. C’est la cause des flexions de plaques.
 2- La pente de la couverture est insuffisante. Elle est de 6% seulement alors qu’il faudrait au minimum 25%. C’est une cause d’infiltration.
 3- Le recouvrement d’une plaque sur l’autre dans le sens de la pente est excessif. Il est de 34cm au lieu des 20cm exigés. Du fait de la flexion des plaques ce recouvrement, situé sur les pannes, s’entrouvre d’autant plus largement et favorise les infiltrations d’eau sous l’effet du vent.
Préconisation
S’agissant de plaques de couverture non traditionnelles mais faisant l’objet d’un Avis Technique il fallait respecter celui-ci :
- Limiter les entraxes de pannes à 1,10m
– Donner une pente minimum de 25%
- Limiter les recouvrements entre plaques, dans le sens de la pente à 20cm
Craquement et début de désolidarisation des éléments d'une charpente
Désordre
La charpente industrielle comporte des fermes de 11.50m de portée réalisées en 2 parties (le trapèze et le chapeau) assemblées sur site. Quelques mois seulement après la livraison, des craquements importants se produisent dans la charpente. Le propriétaire constate que certaines pièces de bois sont en train de se déclouer.
Diagnostic
L'assemblage du chapeau sur le trapèze doit garantir la transmission des efforts. Il est donc nécessaire de moiser ou connecter les pièces entre elles, non seulement au niveau des entrais superposés mais également des arbalétriers.
L'assemblage des entrais est ici réalisé seulement au milieu de la portée par deux montants verticaux fixés par pointes dans chaque entrai. L'assemblage des arbalétriers est réalisé par une pièce de bois pointée d'un seul côté.
Dans ces conditions, la transmission des efforts ne peut se faire correctement. L'assemblage des entrais est en train de s'ouvrir.
Préconisation
Le respect des plans d'exécution fournis par le fabriquant de la charpente aurait permis de réaliser des assemblages satisfaisants capable de résister aux efforts appliqués.
Les entrais superposés auraient été assemblés par pointes ou plaques de connexion en plusieurs endroits ou sur une grande surface.
Les arbalétriers auraient été assemblés par moisage ou par des connecteurs des deux côtés. Le moisage aurait fait environ 1m de longueur.
Défaut d'exécution de pénétration
Désordre
La couverture en bac acier avec bandes d'éclairement en plaques de polyester comporte des émergences en toiture :
- une ligne de vie longitudinale près du faîtage,
- une passerelle métallique d'accès transversale.
Ces éléments prennent appui sur la charpente métallique du bâtiment grâce à des potelets métalliques qui traversent la couverture.
De nombreuses infiltrations se produisent au droit de ces pénétrations.
Diagnostic
Les pénétrations des potelets sont sommairement étanchées par une bande bitumineuse type "paxalumin" collée sur le bac découpé sans soin particulier.
Les potelets supportant la ligne de vie ont une forme de H.
Les potelets supportant la passerelle ont une forme de U.
La forme des potelets présente des angles rentrants qui rendent très difficile la réalisation des relevés d'étanchéité : des fuites sont inévitables.
Des pénétrations se trouvent dans des plaques d'éclairement en polyester, la grande souplesse de ces plaques ne permet pas la réalisation d'une étanchéité correcte.
Préconisation
Respecter les préconisations du DTU 40.35 en utilisant pour les pénétrations :
- soit des plaques acier à douille,
- soit des manchons d'étanchéité en caoutchouc sécable conçus pour cet usage.
Prévoir des potelets de forme ronde ou carrée facilitant la réalisation des relevés d'étanchéité.
Établir un plan de calepinage des zones de plaques en polyester afin d'implanter les pénétrations uniquement en zone de bac acier.
Défaut de mise en œuvre de châssis sur une couverture métallique
Désordre
Les plafonds rampants en plaques de plâtre sous toiture sont endommagés par des infiltrations d’eau autour des châssis de toiture. L’isolation thermique est mouillée et perd de ses capacités isolantes. De l’eau suinte par temps de pluies longues et denses.
Diagnostic
Les châssis de toiture ont été rapportés par-dessus les bacs nervurés existants après les avoir découpés. Les assemblages ne sont donc pas faits par recouvrements des tôles amont sur des pièces spéciales d’embase pour raccordement aux châssis de toiture.
Les nervures des tôles viennent au contact des châssis, créant une succession de petits bassins dépourvus d’exutoire. Ces bassins se mettent en charge à chaque pluie.
Et l’étanchéité a été réalisée par collage de feuilles bitumineuses. Cette disposition n’est pas fiable car le moindre défaut d’adhérence des feuilles bitumineuses permet à l’eau de s’infiltrer.
Préconisation
Il fallait utiliser des pièces spéciales d’embase pour raccordement aux châssis de toiture ou lanterneaux. Ces pièces créent un couloir libre de tout obstacle tout autour des châssis de toit, et les divers recouvrements se font dans le sens de l’écoulement des eaux : l’amont sur l’aval.
Les travaux devaient être réalisés en conformités avec la norme NF P 34-205-1 (DTU 40.35) Couverture en plaques nervurées issues de tôles d’acier.
Déformation d'une couverture métallique avec revêtement d'étanchéité
Désordre
La couverture du 2ème étage de ce bâtiment est constituée de tôles d'acier nervurées avec un revêtement d'étanchéité disposé sur des panneaux isolants.
Plus de 2 ans après la réception des travaux, une rétention d'eau est observée sur une travée de cette couverture avec une déformation de celle-ci.
Diagnostic
Cette couverture métallique avec revêtement d'étanchéité a été réalisée sans aucune pente. Cette couverture "plate" permet donc une stagnation de l'eau de pluie, ce qui entraîne ensuite une déformation des tôles nervurées.
Préconisation
Cette couverture aurait dû être exécutée avec des pentes.
Le DTU 43.3 "Mise en œuvre des toitures en tôles d'acier nervurées avec revêtement d'étanchéité" prévoit des pentes de 3% minimum pour ce type de couverture.
Envol de toiture bac acier
Désordre
Lors d'un fort coup de vent, la couverture et la charpente porteuse se sont partiellement envolées, découvrant la moitié de la maison
Diagnostic
Les pannes supportant les bacs aciers étaient simplement posées sur le le dessus de la maçonnerie avec un simple matage au mortier.
La couverture présentait des débords de toit importants.
La continuité des éléments de pannes étaient réalisée par de simples fers doux.
Aucune ventilation du comble ne permettait d'atténuer les phénomènes de pression/dépression.
Cette toiture avait été refaite dans la précipitation après tempête de décembre 1999. La toiture initiale en fibro ciment avait été remplacée par du bac acier à cette occasion. La rigidité plus importante de la nouvelle toiture combinée à tous les défauts constatés ont provoqué l'envol de l'ensemble toiture/charpente.
Préconisation
La mise en place d'un système de fixation sérieux des pannes (nouvelles et anciennes) sur la maçonnerie était indispensable. Les débords de couverture auraient dû être réduits au maximum et le comble aurait dû comporter des ventilations hautes et basses.
Infiltration par point singulier
Désordre
Une infiltration se manifeste très occasionnellement dans une chambre, lors de certains vents avec pluie, au pied de la cloison de redressement sous couverture. Juste à côté se trouve la salle de bains éclairée par une lucarne en maçonnerie.
Diagnostic
Aucune trace de dégât des eaux dans la salle de bains voisine. Aucun défaut du relevé de l'étanchéité du chéneau recevant les EP de la couverture cintrée.
Contre la jouée de lucarne, la bande porte solin de la couverture présente une discontinuité localisée du fait de l'exiguïté de cette jouée. L'enduit de mortier de la jouée ne peut pas être arrêté correctement et l'eau passe derrière le relevé de la couverture.
Préconisation
Réaliser la continuité parfaite de la bande porte solin avant de réaliser l'enduit sur la jouée de la lucarne, peut-être en réduisant localement la hauteur du relevé de couverture.
Ce défaut localisé, visible en cours de chantier, aurait dû être signalé en temps utile au couvreur négligent par la maîtrise d'œuvre et par l'enduiseur.
Infiltrations par couverture zinc
Désordre
Nous constatons en cueillie de plafond d'un séjour des traces d’humidité affectant la peinture du plafond. Des tâches consécutives à des infiltrations sont également visibles sur le mur, les plinthes et le sol du séjour.
Diagnostic
Le mur du logement comporte sur sa face extérieure une descente EP avec boîte à eau. Il n’est prévu aucun trop-plein sur la partie de couverture située au-dessus du logement.
Une mise en charge du chéneau (qui présente une contre pente) par temps très pluvieux est possible avec pénétration d'eau sous la couverture en zinc.
De plus, nous constatons la présence de flaches sur la couverture zinc, témoignant de contre pentes. Les pentes mesurées en couverture sont inférieures à 5% (de l’ordre de 3%).
Préconisation
La mise en œuvre de la couverture zinc doit respecter les pentes minimales de 5% prescrites dans le DTU 40.41 - §3.2.
Concernant l’absence de trop plein, il s’agit de non conformités au DTU 60.11 - §4 et au DTU 40.5 - §5.4. Ce dernier, traitant des évacuations des EP, précise clairement que tout chéneau doit impérativement comporter un orifice de trop-plein afin que l'eau ne s'introduise pas par les rives en cas d'obstruction totale ou partielle de l'orifice d'évacuation. Par ailleurs, le diamètre du trop-plein doit être au moins égal à celui de la descente d'eaux pluviales.
Raccordement de fenêtres de toit à une couverture en zinc
Désordre
Des infiltrations sont apparues au droit des châssis de toiture peu de temps après la réalisation des travaux. Les plafonds sont endommagés. Les peintures sont tâchées. L’isolation thermique est trempée et ne remplit plus correctement sa fonction.
Diagnostic
Les raccordements des châssis de toiture avec la couverture existante en zinc ont mal été réalisés. En effet l’étanchéité a été réalisée par application de mastic élastomère et non par recouvrements et assemblages mécaniques entre éléments métalliques.
Tous les métaux varient de dimensions au gré des changements de température. Les assemblages entre éléments métalliques doivent donc permettent leurs libres mouvements tout en garantissant l’étanchéité.
Le mastic, tel qu’il est mis en œuvre ici, est sollicité constamment en traction puis en compression et ne peut pas résister durablement. À la longue il se décolle où se rompt.
Préconisation
Les travaux de pose de châssis de toiture sont de la compétence des couvreurs et non des menuisiers. Ils doivent être réalisés conformément à la norme NF P 34-211-1 (DTU 40.41) Couvertures par éléments métalliques en feuilles et feuilles longues en zinc. Les assemblages permettent les libres mouvements des éléments métalliques tout en garantissant l’étanchéité par leur forme.
Voûtes translucides : mouvement de plaques
Désordre
Les plaques de polycarbonates sont déboîtées des profilés aluminium qui les assemblent par simple serrage. Les occupants ressentent des courants d’airs froids et des infiltrations d’eau se produisent occasionnellement selon la direction des vents chargés de pluies.
Les passages d’air froid génèrent d’importantes déperditions de chaleur en période hivernale.
Diagnostic
La structure en profilés d’aluminium n’est pas contreventée, et les profilés ne sont pas liaisonnés mécaniquement entre eux. Aussi, lorsque le vent pousse sur les tympans de la voûte, l’ensemble se déforme. Le polycarbonate est également sujet à d’importantes variations dimensionnelles en fonction de la température. Il bouge cycliquement dans les profilés erreurs.
L’addition de tous ces mouvements conduits au désordre, par déboîtement des plaques.
Préconisation
Le désordre ne se serait pas produit si la structure avait été contreventée et si les profilés serreurs avaient été liaisonnés mécaniquement entre eux.

RETOUR ACCUEIL
Share by:
google-site-verification: googlecd3cd9e7613aaa7b.html