Voiries et réseaux divers

Fiches pathologie

Assainissement non collectif

Désordres dans les voiries et réseaux divers

 

Fiches détails

Attaques de termites dans des maisons neuves

Carrelage extérieur sombre

Défaut de réalisation du pavage extérieur

Dégorgement du colorant d'un enrobé rouge

Déstabilisation des fondations d'un avoisinant lors de la construction d'une aire de parking

Détérioration de fibres optiques enterrées

Dysfonctionnement du réseau E.U

Écrasement de fosse septique

Effondrement de la dalle de couverture d'une fosse

Fissuration d'enrobés

Fosse toutes eaux non ventilée

Fuite sur canalisation PEHD enterrée

Glissement de talus en amont d'une maison individuelle

Glissement de talus sur bassin d'orage

Non adaptation d'un système d'assainissement autonome au terrain en place

Rupture d'une canalisation eaux pluviales et affaissement d'un bâtiment

Assainissement non collectif

Constat

La Loi sur l'Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA) du 30 décembre 2006 instaure une obligation générale d'assainissement sur l'ensemble du territoire.
L'assainissement non collectif concerne en France environ 13 millions de personnes et on estime à environ 5 millions le nombre d'installations. Ce mode d'épuration à part entière désigne tout système d'assainissement effectuant la collecte, le prétraitement, le traitement, l'infiltration ou le rejet des eaux usées domestiques des habitations non raccordées au réseau public d'assainissement.
Il est particulièrement adapté dans les zones d'habitat dispersé où les investissements en matière de collecte des eaux usées peuvent être particulièrement élevés et non justifiés.
Les principaux désordres liés aux systèmes d'assainissement non collectif sont :

  • le débordement de la fosse et les remontées d'effluents par les appareils sanitaires ;
  • les problèmes de salubrité, de pollution des eaux de surface ou souterraines, qu'entraîne un engorgement du terrain par des eaux non ou insuffisamment traitées ;
  • l'apparition d'odeurs nauséabondes ;
  • la dégradation du béton des fosses septiques.

Mal conçues ou mal exploitées, les installations peuvent engendrer de graves nuisances environnementales et des risques sanitaires.

Diagnostic

La mauvaise évacuation des eaux usées

  • Elle est souvent le résultat d'une inadaptation de la solution retenue pour l'épandage, par rapport au sol. Les tranchées filtrantes à faible profondeur, habituellement employées, nécessitent un sol avec une perméabilité optimale afin d'épurer les eaux et les évacuer. Ces deux objectifs sont en fait antagonistes : pour être épurées, les eaux doivent être filtrées et donc ne pas s'infiltrer trop rapidement dans le sol, mais en même temps, l'évacuation des eaux doit être continue pour ne pas saturer le terrain. Si le sol n'est pas satisfaisant, il faut donc envisager l'épuration dans un terrain reconstitué, au travers d'un filtre à sable vertical ou un tertre filtrant.
  • Les autres causes de mauvaise évacuation des eaux :
    • colmatage du préfiltre dû à la saturation de la fosse ;
    • colmatage dans le regard dû aux dépôts (graisses, savon, corps étrangers, feuilles, sables…) ;
    • drains du plateau d'épandage bouchés par des boues, des racines… ;
    • défaut de pose de la fosse elle-même.

La mauvaise évacuation des eaux usées agit directement sur la pollution des sols.

Le défaut de ventilation

  • Les odeurs nauséabondes sont la marque d'une insuffisance, voire d'une absence totale de ventilation de la fosse septique toutes eaux.
    Elles proviennent de l'accumulation d'hydrogène sulfuré (H2S), ce gaz à l'odeur caractéristique d'œuf pourri, généré lors de la fermentation liée au prétraitement des eaux usées.
  • Ce défaut de ventilation est également à l'origine de dégradations du béton des fosses septiques. L'action de l'hydrogène sulfuré se traduit par une attaque du béton par l'acide sulfurique : dissolution de composés du ciment et formation de minéraux à caractère expansif.

Les bonnes pratiques

  • Vérifier l'aptitude des sols à l'assainissement
    Utiliser les services d'un bureau d'études spécialisé pour le choix et la bonne réalisation d'une filière efficace et respectueuse de l'environnement, et faire procéder à une analyse de sol par sondages pédologiques et à un test de percolation.
  • Prévoir la ventilation de l'installation de prétraitement (fosse toutes eaux)
    Le système de prétraitement génère des gaz qui doivent être évacués par une ventilation efficace. En la matière, il convient de respecter impérativement les directives du DTU 64.1 de ventilation de la fosse toutes eaux.
  • Entretenir et maintenir les ouvrages d'assainissement non collectif
    Il s'agit d'un élément prépondérant du bon fonctionnement de l'installation. Un dispositif de prétraitement insuffisamment entretenu risque en effet de porter préjudice au système épurateur situé en aval. Respecter l'arrêté du 6 mai 1996 fixant les modalités de contrôle technique exercé par les communes et, le cas échéant, confier à la commune l'entretien de l'installation contre paiement d'une redevance.
  • Veiller à utiliser une fosse bénéficiant du marquage CE.

L'essentiel

  • Faire vérifier par un bureau d'études spécialisé le choix de la filière et l'aptitude des sols à l'assainissement.
  • Ventiler efficacement la fosse toutes eaux.
  • Bien entretenir les ouvrages, se conformer notamment aux règles régissant les vidanges de la fosse.

A consulter

  • Loi 2006-1772 du 30-12-2006 sur l'Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA).
  • Arrêtés (3) du 7 septembre 2009 relatifs aux installations d'assainissement non collectif.
  • Arrêté du 7 mars 2012 modifiant l'arrêté du 7 septembre 2009 fixant les prescriptions techniques applicables aux installations d'assainissement non collectif recevant une charge brute de pollution organique inférieure ou égale à 1,2kg/j de DB05.
  • Arrêté du 27 avril 2012 relatif aux modalités de l'exécution de la mission de contrôle des installations d'assainissement non collectif.
  • XP DTU 64.1 : Mise en œuvre des dispositifs d'assainissement non collectif (dit autonome) - MI jusqu'à 10 pièces principales.

Désordres dans les voiries et réseaux divers

Constat

Des désordres, parfois récurrents, peuvent affecter tant les voiries que les réseaux enterrés : de l'arrachement de câbles ou la rupture de canalisations par un engin de chantier, à l'affaissement ou aux fissures, faïençage, nids-de- poule et soulèvement en surface de la voirie. Les risques, s'agissant des réseaux enterrés, sont parfois vitaux.

Diagnostic

Méconnaissance de l'implantation des réseaux

Le manque d'information des exploitants sur les infrastructures, l'absence de demande de renseignements adressée par le maître d'ouvrage ou le maître d'œuvre aux exploitants (DR) et de déclaration d'intention de commencement des travaux (DICT) par l'entreprise, l'insuffisance de sondages de reconnaissance préalables aux travaux sont des facteurs de risques évidents.

Vétusté ou état non réglementaire des réseaux existants

L'altimétrie non réglementaire des câbles et canalisations, éventuellement cumulée avec l'absence de grillage avertisseur, expose aux risques d'arrachement de câbles et de détérioration des canalisations par un engin de chantier.

Mauvaise exécution des travaux de préparation et de compactage

  • Mauvaise préparation du fond de fouille : le fond de fouille non purgé n'a pas été débarrassé de ses éléments les plus gros.
  • Choix inadapté des matériaux de remblaiement : dimension maximale des matériaux inadaptée vis-à-vis de la largeur de la tranchée, de l'épaisseur de la couche compactée ou du diamètre du réseau à enrober.
  • Insuffisance de compactage : les exigences de compactage des couches de remblaiement des tranchées ne sont pas respectées.
  • Absence de contrôle du compactage : imprécisions sur la conformité des objectifs attendus de densification du remblai.

Ces erreurs d'exécution se traduisent par des affaissements.

Gonflements de surfaces

La présence d'une forte teneur en sulfates dans les graves ciment conduit à la formation de sels expansifs d'Ettringite, qui génèrent fissures et soulèvements en surface, parfois accompagnés de risques de rupture des réseaux souterrains.

Désordres de voiries lourdes

Des défauts de mise en œuvre des matériaux constitutifs de la voirie, un sous-dimensionnement de la structure de chaussée (mauvaise détermination du trafic/de la durée de service/de la protection vis-à-vis du gel) sont générateurs de risques d'affaissements des voiries.
Par ailleurs, la mise en œuvre d'une chaussée sur un support inadapté conduit à des désordres visibles en surface : fissures, faïençage, nids-de- poule. Même risque si le sol support est mal préparé : trop humide ou trop sec et décompacté, ou avec des poches de mauvais sol non purgées et comblées par un matériau adapté.

Engins inadaptés à la vulnérabilité du sol

Leur utilisation peut provoquer également des affaissements.

Les bonnes pratiques

  • Prendre en compte les réseaux enterrés existants
    • respecter les obligations des parties (y compris en cas de travaux urgents) ;
    • effectuer un piquetage général ;
    • observer attentivement les surfaces : réfections de sol/postes de détente/ regards/coffres de branchement/ bouches à clefs/présence de sablon… présagent de la présence de réseaux ;
    • utiliser des détecteurs de canalisation (détection par induction/géoradars/ondes acoustiques…) ;
    • surseoir aux travaux jusqu'à décision du maître d'œuvre (CCAG Travaux), en cas de découverte d'ouvrages enterrés non repérés ;
    • respecter les règles de distance entre réseaux enterrés et règles de voisinage entre réseaux et végétaux.

Prendre en compte les réseaux enterrés existants

  • Bien choisir les matériaux de remblaiement
    • en cas de présence de nappe phréatique, tenir compte pour le choix des matériaux de remblayage de la perméabilité du milieu environnant, pour éviter la création d'une zone drainante.
  • Veiller à la qualité du compactage
    • effectuer systématiquement un contrôle de la qualité du compactage (voir guide du SETRA de 94 + note de 2007).
  • Pour réussir sa chaussée
    • la plate-forme support doit avoir des caractéristiques minimales :
      • nivellement +/- 3 cm
      • déformabilité faible (module EV2 à la plaque > 50MPa ou déflexion sous essieu 13 t < 2 mm). Ces caractéristiques doivent être homogènes sur toute la surface du support de la future chaussée ;
    • réceptionner le support visuellement (pas de poche en surface, le passage d'un engin lourd ne déforme pas le support et ne laisse pas d'ornières) ;
    • compléter par des essais en cas de doutes (essai de plaque ou mesure de la déformation sous essieu cités ci-dessus).
  • Veiller au bon dimensionnement des chaussées
    • respecter la norme NF P98-082 pour le dimensionnement des couches de fondation, de base et de roulement ;
    • utiliser les guides techniques élaborés par le SETRA.

L'essentiel

Pour les réseaux divers :

  • se renseigner de façon précise sur les réseaux en place ;
  • utiliser des matériaux de remblaiement appropriés.

Pour les voiries :

  • réceptionner le sol support ;
  • pratiquer des essais en cas de doute.

A consulter

  • Décret n° 2011-1241 du 5 octobre 2011, relatif à l'exécution de travaux à proximité de certains ouvrages ou terrains, aériens ou subaquatiques de transport ou de distribution. Et arrêté d'application du 15 février 2012.
  • Décret n° 2012-970 du 20 août 2012 relatif aux travaux effectués à proximité des réseaux de transport et de distribution.
  • Guide technique relatif aux travaux à proximité des réseaux (juin 2012).
  • NF S70-003-1 : Travaux à proximité de réseaux - Partie I : prévention des dommages et de leurs conséquences (juillet 2012) (application obligatoire).
  • NF S70-003-2 : Travaux à proximité de réseaux - Partie II : techniques de détection sans fouille (décembre 2012).
  • Guide Remblayage des tranchées et réfection des chaussées (1994) + Note d'informations Complément au Guide de 1994 du Sétra (juin 2007).
  • NF P98-331 : Chaussées et dépendances - Tranchées : ouverture, remblayage, réfection.
  • NF P98-332 : Chaussées et dépendances - Règles de distance entre les réseaux enterrés et règles de voisinage entre les réseaux et les végétaux.
  • Fascicules 70 et 71 (assainissement et eau) du CCTG.

Attaques de termites dans des maisons neuves

Désordre

Les locataires de 2 des 4 maisons ont constaté, 1 an et demi à peine après la livraison, une dégradation des plinthes (photo 1), et l'apparition de cordonnets en plafonds et cloisons de doublages (photo 2).

Diagnostic

Ces symptômes sont révélateurs d'une infestation par des termites souterrains de type réticuliterme.

Préconisation

Certes, aucun texte n'obligeait les concepteurs, à l'époque de la construction, à mettre en œuvre des techniques particulières. On constate cependant qu'un arrêté préfectoral datant de juillet 2000 alertait sur l'infestation du département concerné par les insectes. Par ailleurs, on constate que les arbres situés à proximité des constructions sont également infestés. La connaissance de ce texte, ainsi qu'un meilleur examen du site, auraient incité les concepteurs à prescrire la mise en œuvre d'une barrière anti-termites à la périphérie des constructions.

Carrelage extérieur sombre

Désordre

Le carrelage sonne creux sur pratiquement toute sa surface. Les carreaux ne sont plus adhérents au support. Les joints entre carreaux se dégradent et des coulures de calcite se produisent en rives sur les marches d'escalier. A bref délai le carrelage va se disloquer et la sécurité des personnes sera compromise au droit des marches.

Diagnostic

Plus un matériau est sombre et plus ses variations dimensionnelles par effets thermiques sont importantes. Ici le carrelage est très sombre et se comporte comme un capteur solaire. Il se dilate fortement lorsqu'il est ensoleillé et se rétracte beaucoup en période froide. La colle est donc soumise à des contraintes de cisaillement considérables. Le mortier des joints, lui est sollicité tantôt en compression tantôt en traction.

La colle utilisée ici n'est pas adaptée à ces contraintes sévères et le produit de jointoiement, lui, n'est pas destiné à un usage extérieur. Colle et joints ne peuvent donc pas résister à de telles contraintes.

Préconisation

Le CPT d'exécution Revêtement de sols intérieurs et extérieurs en carrelages collés (cahier CSTB 3267 d'octobre 2000) ne formulait aucune restriction d'emploi pour les matériaux sombres. Mais celui concernant les carrelages collés en façade limitait l'emploi des matériaux sombres aux surfaces non exposées au soleil, ou très réduites A l'époque, en tout état de cause, il fallait respecter les AT des colles et des produits de jointoiement. Aujourd'hui les colles ne sont plus sous AT mais font l'objet d'une certification CSTB bat. Il faut respecter le domaine d'emploi donné par le fabricant de la colle. L'interroger en cas de doute.

Défaut de réalisation du pavage extérieur

Désordre

Lors de la réalisation d'un immeuble d'habitation, il a été demandé que l'accès au parking recoive un pavage en pavés cubiques de granit. Ces pavés ont été posés sur un lit de sable sans protection ou finition particulière. Les allées et venues de voitures sur ce sol ont provoqué localement des affaissements et des arrachements de pavés.

Diagnostic

Le pavage a été réalisé sur un sol hétérogène et non compacté et, d'autre part, lors de la pose, il n'y a pas eu blocage des blocs par un sable garnissant les joints. Sous l'action répétée des roues de voitures, les blocs se sont disjoint et ont bougé allant même jusqu'à être arrachés. L'enlèvement de blocs a accéléré le processus de mouvement sous l'action des roues et l'ensemble du pavage a été affecté.

Préconisation

Avant la réalisation du pavage proprement dit il était indispensable de s'assurer de l'homogénéité et de la bonne compacité du sol d'assise et, en cas de défaut, de reconstituer le sol avec un tout venant correctement compacté. Une forme béton pouvait aussi être réalisée. Les joints entre blocs devaient être garnis pour éviter qu'ils ne bougent.

Dégorgement du colorant d'un enrobé rouge

Désordre

L'escalier et la terrasse en marbre sont marqués de traces rougeâtres. Un ballon laisse des traces rouges sur lorsqu'il est projeté sur le mur...Par temps humide une simple semelle laisse une marque.

Diagnostic

La coloration rouge de l'enrobé est obtenue en centrale par l'ajout d'oxyde de fer lors du malaxage. L'enrobé ne conserve pas le colorant sous l'effet des pas, roues de voiture, impacts des ballons,...

Préconisation

La simple application, préventive ou curative, d'un fixateur de type latex bien dosé, suffit à éviter ou stopper le désordre. Il est également possible de remplacer l'oxyde de fer par des colorants plus élaborés mais cela génère nécessairement une plus-value importante sur le coût de l'enrobé

Déstabilisation des fondations d'un avoisinant lors de la construction d'une aire de parking

Désordre

La semelle de fondation du pignon porteur de l’habitation avoisinante est déstabilisée à la suite d'un terrassement exécuté pour la réalisation d'une aire de parking.

L'assise de la semelle repose sur du schiste altéré.

Une fissure est nettement visible sur le pignon, sous le chaînage du plancher haut.

Diagnostic

L'entreprise de terrassement a procédé à un complet terrassement le long du pignon, laissant à la semelle une banquette d'assise très insuffisante.

 Cette action ne respecte pas le DTU 12 (travaux de terrassement pour le bâtiment) qui préconise, dans l'article 1.33 : "Lorsque l'exécution d'une fouille est de nature à causer des dommages aux constructions voisines, l'extraction des déblais doit être réalisée en plusieurs phases ou précédée d'une reprise en sous-œuvre de ces constructions."

Les terrassements ont déstabilisé la semelle qui ne repose que sur une bande étroite de schistes altérés. La semelle n'est plus en mesure d'assurer son rôle de répartition des contraintes en raison de son déchaussement.

Préconisation

- Respecter l'article 1.33 du DTU 12 (Travaux de terrassement pour le bâtiment):"Lorsque l'exécution d'une fouille est de nature à causer des dommages aux constructions voisines, l'extraction des déblais doit être réalisée en plusieurs phases ou précédée d'une reprise en sous-œuvre de ces constructions."

 - Effectuer une reconnaissance des fondations existantes avant travaux de terrassement au droit d'avoisinants.

Détérioration de fibres optiques enterrées

Désordre

Détérioration de fibres optiques enterrées révélée après réalisation de longrines pour baraquements de chantier longue durée.

Diagnostic

Aucune Déclaration d'Intention de Commencement de travaux effectuée auprès de l'exploitant (le positionnement des câbles était connu de l'exploitant et il était possible, soit de disposer autrement la direction des longrines, soit de protéger les câbles existants).

Préconisation

Le décret 91-1147 du 14 OCTOBRE 1991 relatif aux travaux à proximité de réseaux enterrés, sur tout le territoire d'une commune (domaine public et privé), impose :

- au maitre d'ouvrage, assisté ou non d'un maitre d'œuvre, de se renseigner sur le positionnement des réseaux souterrains éventuels. Ceci auprès de tous les exploitants dont la liste est consultable en mairie, dans le cadre de l'élaboration du projet (DIT : Déclaration d'Intention de Travaux).

- aux exploitants consultés, l'obligation de répondre dans le délai d'un mois, la réponse étant réputée valide durant un délai de 6 mois.

- à l'entreprise d'exécution des travaux, ainsi qu'au sous-traitant, de procéder aux mêmes démarches que le maître d'ouvrage, au moins 10 jours avant le démarrage des travaux (DICT : Déclaration d'Intention de Commencement de Travaux).

- aux exploitants, de répondre à l'entreprise exécutante dans un délai de 9 jours après la date de réception de l'envoi.

Dysfonctionnement du réseau E.U

Désordre

Deux semaines après leur entrée dans les lieux, les propriétaires ont constaté un écoulement insuffisant des eaux usées, après utilisation des toilettes (tant du RDC que de l’étage).

Le tirage de chasse d’eau conduit à un reflux des eaux usées par le bouchon de regard situé en façade NORD, alors que ce bouchon est pourtant calé à un niveau altimétrique supérieur à celui de la sortie de canalisation située en façade SUD. Des essais de curage de l’évacuation transitant dans le vide sanitaire se sont révélés sans effet sur le long terme.

Diagnostic

La pente de la canalisation entre la maison et le collecteur est hors de cause. De même, la pente entre la sortie en façade SUD et le soubassement en refend sous le vide sanitaire est largement suffisante (supérieure à 10 %).

En revanche, la pente entre la canalisation au droit du soubassement en refend sous le vide sanitaire et la façade NORD (où est situé le tampon de regard) apparaît nettement insuffisante (création d’une contrepente vers le tampon de regard).

Les tuyaux PVC présentent par ailleurs quelques décollements au droit des assemblages.

Préconisation

Respecter le DTU 60.11 (relatif aux Règles de calcul des évacuations des Eaux Usées...).La canalisation en PVC aurait dû avoir une pente minimale de 1% sous le vide sanitaire.

Respecter l'AT de l'adhésif utilisé pour l'assemblage par collage des éléments PVC.

Ecrasement de fosse septique

Désordre

Fosse septique toutes eaux en matériau plastique (polyester ou polyéthylène) écrasée, ce qui a pour conséquences :

 - La mise hors service de l'installation sanitaire de la maison.

 - L'ouverture d'un trou dans le jardin.

Diagnostic

Le sinistre est la conséquence du non-respect des prescriptions de pose du fabricant, notamment pour ce qui concerne la hauteur de remblayage au-dessus de la fosse. Dans le cas montré sur la photo jointe, cette hauteur est de l'ordre de 1,50 m, soit environ 4 fois plus qu'autorisé par la fiche technique du fabricant.

Préconisation

Soit respecter les consignes du fabricant, soit, en cas d'impossibilité (arrivée du collecteur trop basse), fournir et poser une fosse septique (en acier par exemple) dont la résistance est compatible avec la hauteur du remblayage.

Rappelons que la mise en œuvre des dispositifs d'assainissement autonome relève du D.T.U. 64-1.

Effondrement de la dalle de couverture d'une fosse

Désordre

Effondrement de la couverture béton d’une fosse toutes eaux

Diagnostic

En l’absence de ventilation, l'acide sulfurique produit pas la décomposition des matières n’est pas évacué et se stocke sous la dalle de couverture de la fosse. Il réagit avec les carbonates de calcium contenus dans les produits cimentaires du béton. Cette réaction chimique (la sulfatation) produit du gypse dont la cristallisation provoque le gonflement du béton et sa désagrégation.

Préconisation

Le système de prétraitement (fosse toute eaux) aurait dû être équipé d’un système de ventilation muni d'un extracteur statique ou éolien, d’un diamètre identique à ceux des canalisations de branchement avec un diamètre minimal de 100 mm. Cette ventilation est prolongée au-dessus de la toiture et des locaux habités, en évitant autant que possible les coudes à 90.

Fissuration d'enrobés

Désordre

Le revêtement en enrobés présente des fissurations importantes : ouverture jusqu'à 30 mm de largeur.

En jouant dans la cour d'école, les enfants peuvent se tordre les pieds et chuter.

Diagnostic

La voirie est constituée d'une couche d'enrobés de 7 cm d'épaisseur et d'une couche de fondation en matériau graveleux concassé sans liant de 25 cm d'épaisseur soit une voirie d'épaisseur totale de 32 cm.

Le sol support est de nature argileuse et aucun anticontaminant n'a été mis en place.

Une instabilité du sol support argileux (effet de la variation de teneur en eau) a causé une désorganisation du corps de voirie constitué de matériau graveleux sans liant et posé sans anticontaminant.

De plus, l'épaisseur de voirie n'est pas suffisante vis à vis de la mise hors gel.

Préconisation

Faire réaliser une étude de sols par un bureau d'étude compétent en dimensionnement de voirie.

Prévoir un géotextile anticontaminant entre la couche de fondation en concassé et le sol support argileux.

Prévoir en sus de la couche de fondation en concassé, une couche de base avec liant de type grave - bitume ou grave - ciment.

Fosse toutes eaux non ventilée

Désordre

Le béton de la fosse âgée de 7 ans s'est totalement désagrégé en partie haute, à tel point que le couvercle n'a plus de support et ne peut être remis en place

Diagnostic

Le système de prétraitement génère des gaz de fermentation très agressifs. En l'absence de ventilation de la fosse, ces gaz de type H2S se transforment en acide sulfurique et attaquent le béton dans la zone où ils se concentrent, c'est à dire en partie haute.

Préconisation

Le DTU 64.1 rappelle la nécessité de mettre en place un système de ventilation muni d'un extracteur statique ou éolien. Cette évacuation se fait soit depuis une attente spécifique en sortie de fosse, soit par un piquage réalisé immédiatement à la sortie.

Fuite sur canalisation PEHD enterrée

Désordre

La conduite enterrée en PEHD est l'objet d'une fuite générant des pertes d'eau importantes (conduite d'alimentation en eau potable sous pression). La fuite se matérialise par une consommation d'eau enregistrée au compteur sans puisage.

Diagnostic

Une localisation en surface par recherche acoustique a permis de cerner la zone probable de fuite. Celle-ci a été terrassée par une pelle hydraulique permettant une mise à nu de la conduite PEHD. La fuite est constatée au droit d'un raccord en polyéthylène dont le collage s'est avéré défectueux (le remblaiement n'a paru avoir aucune incidence dommageable sur la canalisation).

Préconisation

Les canalisations en PEHD font l'objet d'Avis Techniques et leur mise en œuvre est également soumise au Cahier des Prescriptions Techniques - Cahiers CSTB 2808 d'Avril 1995.

Ce dernier précise la nécessité d'effectuer des essais et contrôle d'étanchéité sur la canalisation (§7.2 renvoyant au DTU 60.1),essais (10 bars) et contrôle qui n'ont pas été justifiés dans le présent cas.

L'entreprise doit par ailleurs respecter les modalités de mise en œuvre des assemblages définies dans l'Avis Technique du produit retenu (dans le cas présent, le raccord s'est avéré défectueux).

Glissement de talus en amont d'une maison individuelle

Désordre

Glissement brutal du talus situé en amont de la plate-forme de la maison, avec chute d'arbres sur le toit.

Diagnostic

La création de la plate-forme en déblai du talus a été effectuée sans reconnaissance du terrain en amont, qui s'est révélé être couvert d'une couche superficielle de remblai récent très instable.

Préconisation

L'implantation d'une maison nécessite la prise en compte non seulement de la nature du sol à l'aplomb de la construction, mais également de son environnement, surtout lorsque le projet entraine une modification de celui-ci. La configuration du site imposait une étude de sol qui aurait montré la nécessité d'un soutènement des terres.

Glissement de talus sur bassin d'orage

Désordre

A la suite de fortes pluies, quelques jours après la mise en service d'un bassin d'orage, un glissement des terres du talus s'est produit sur une surface de 150 m² environ par rupture de la géogrille de maintien rendant la membrane d'étanchéité visible.

Diagnostic

La géogrille de maintien des terres s'est rompue dans la zone effondrée et se trouvait en tension extrême sur les zones attenantes encore en place. L'épaisseur de terre végétale en place dans les zones contiguës au glissement était de 40 cm environ alors que la géogrille de maintien avait été calculée avec une épaisseur de terre de 15 cm. A l'occasion des pluies soutenues, la terre gorgée d'eau a représenté une masse telle que la limite de rupture de la géogrille a été dépassée.

Préconisation

Respecter les hypothèses de calcul relatives à l'épaisseur de terre végétale prévue à l'étude et indiquée au CCTP, vérifier l'épaisseur effectivement déposée par les engins mécaniques lors de la réalisation.

Non adaptation d'un système d'assainissement autonome au terrain en place

Désordre

Le système d'assainissement autonome ne fonctionne pas. Les engorgements sont récurrents depuis la mise en service de la fosse.

Diagnostic

Un simple examen visuel au niveau des regards de répartition et de bouclage montre que l'ensemble des tranchées drainantes est sous le niveau de l'eau dans ce terrain faiblement infiltrant. L'eau claire est à seulement 50 cm de profondeur. L'étude d'aptitude du sol à l'assainissement individuel confirme que les argiles en place présentent une capacité d'infiltration trop faible.

Préconisation

Une étude filière préalable à la réalisation in situ du système d'épandage "classique" par tranchée drainante aurait inévitablement conduit le maître d'œuvre à proposer une solution par filtration verticale à sable. La présence d'une mare sur le terrain aurait également pu alerter les constructeurs.

Rupture d'une canalisation eaux pluviales et affaissement d'un bâtiment

Désordre

La déclaration de sinistre fait état d'un défaut d'évacuation des eaux pluviales et un débordement d'une d'entre elles.

Diagnostic

Un passage caméra nous indique que l'évacuation des eaux pluviales en PVC en question est cassée.

Les eaux collectées se répandent ponctuellement autour de la cassure en provoquant l'entrainement des éléments fins de la forme sous dallage et sous la fondation, jusqu'à l'affaissement de 15 cm de la semelle isolée voisine sous le poteau de charpente métallique.

Cet affaissement a des conséquences visibles sur le bardage qui se déforme et se "froisse" et non visibles en créant des tensions sur les assemblages de la charpente métallique.

Le réseau EP défaillant est refait et les contraintes sont libérées dans les assemblages de la charpente métallique.

Préconisation

Conformément à l'annexe du DTU 20.1 partie 2 relative à la réalisation des réseaux d'eaux pluviales (Norme P 10-202-2), tout le réseau de collecte doit être étanche : regards et canalisations.

Ce qui implique un collage correct des tuyaux PVC entre eux.

 

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