Revêtements de mur

Fiches pathologie

Décollement de peinture sur plafonds neufs en béton

Désordres des systèmes de peinture sur métaux

Reprises d'humidité dans les coins douches

 

Fiches détails

Cassure de lambris posé en habillage intérieur de murs anciens

Décollement d'enduit intérieur

Décollement de faïences murales dans un bloc sanitaire

Défaut d'étanchéité d'une douche collective

Défauts de peinture sur boiseries intérieures

Dislocation de faïence sur bac à douche

Écaillage de peinture sur revêtement ancien extérieur ou intérieur

Fissuration d'un bac à douche liée à l'absence de joint entre receveur et faïence

Fissuration de dalles plastiques collées

Papier peint vinyle tâché

 

Décollement de peinture sur plafonds neufs en béton

Constat

Les systèmes de peinture appliqués en sous-face des planchers neufs réalisés en dalles pleines ou à base de prédalles en béton armé peuvent être le siège de désordres généralisés et évolutifs. Ces défauts se manifestent par des marbrures, des fissurations, des écaillages et au stade ultime par des décollements.

Une reconnaissance insuffisante des supports, un choix inapproprié des produits,
le non-respect des temps de séchage, et des conditions de chantier mal maîtrisées sont à l'origine de ce type de pathologies caractéristiques.

Diagnostic

Dans les systèmes constructifs actuels, les planchers sont réalisés sur le principe de prédalles en béton de fabrication foraine, recevant une dalle coulée en place. Rapidement démoulées après confection, les prédalles sont posées à l'avancement du chantier, juste avant le coulage en place du corps de la dalle en béton. Ce complexe demande normalement plusieurs mois de séchage. L'évacuation de l'humidité s'effectue par gravité par la partie inférieure de la prédalle (la partie supérieure est souvent bloquée par les revêtements du sol).

Pour assurer la livraison des ouvrages dans les délais prévus, malgré les fréquents retards de chantier, le peintre doit souvent intervenir trop tôt (généralement dans les quatre à six semaines suivant les travaux de gros œuvre) sans attendre le séchage des prédalles.

La présence d'humidité résiduelle de gâchage des dalles est donc la principale cause de désordre, avec des défauts dont la chronologie est la même dans tous les cas :

  • Apparition de marbrures dans certains cas en transparence du revêtement de peinture : le ressuage d'humidité en sous-face des prédalles entraîne les reliquats de produits de décoffrage restés nichés dans les micro-anfractuosités du béton. Ce mélange coloré imprègne l'enduit de peintre et provoque la formation d'auréoles brunâtres visibles au travers du film de peinture de finition ;
  • Naissance de microfissures rectilignes dans la peinture : de très fines fissures (0,1 mm d'ouverture au maximum) apparaissent de manière diffuse mais plus particulièrement au droit des microfissures et fissures du béton ;
  • Formation d'un réseau de microfissures : les fissures se resserrent et forment des figures en étoile sur la peinture ;
  • Soulèvement du complexe de finition : à partir des fissures, le complexe enduit + peinture se soulève jusqu'à la formation d'écailles de forme caractéristique (concaves), plus ou moins prononcée ;
  • Décollement du complexe : au stade final, les écailles se détachent du support béton. La rupture d'adhérence se produit dans la masse de l'enduit (il reste une fine couche pulvérulente sur le béton) ou entre l'enduit et le béton (ce dernier est alors mis à nu). Parfois, lorsqu'il en existe, c'est le ragréage du maçon qui est entraîné.

Des facteurs autres que l'humidité résiduelle peuvent contribuer à l'apparition du phénomène :

  • La présence de polluants d'origine organique, tels qu’huiles de démoulage ou produits de cure pouvant entraîner une mauvaise adhérence du système. La présence de polluants ne peut être mise en évidence que par des examens de laboratoire (spectrométrie infrarouge).
  • La saponification ou l'hydrolyse partielle de certains produits de ragréage ou enduits de peintre. Un support très alcalin comme le béton frais a tendance à décomposer certains liants de type glycérophtalique, ce qui réduit leur cohésion et entraîne des décollements.
  • L'effet de traction de certaines peintures en phase solvantée à base de résines alkydes (peintures glycérophtaliques) qui « tirent » sur les enduits moins cohésifs. La législation en matière de réduction des composés volatils organiques (COV) a fortement limité l'utilisation de ces peintures.

Les bonnes pratiques

  • Respecter les conditions minimales d'intervention (température, hygrométrie, …) fixées par le DTU 59.1.
  • Mesurer le taux d'humidité à cœur du subjectile béton (le DTU 59.1  «peinture » impose un maximum de 5 % en masse avant la mise en peinture).
  • Mesurer le pH à la surface du béton : il ne doit pas excéder 13.
  • Vérifier si le béton a reçu une impression (obligatoire) avant enduisage.
  • Réaliser un essai d'adhérence du revêtement (DTU 59.1, article 7.3.5.). Une valeur d'au moins 0,4 MPa est requise (cf. tableaux E1, E2 et E3 du DTU 59.1).

Suite à une mise en œuvre défectueuse, la réfection impose un décapage total des surfaces. Il faut les laisser à nu plusieurs mois pour permettre le séchage des dalles, avant d'envisager toute reprise.

L'essentiel

  • Respecter impérativement un temps de séchage important pour le support.
  • Vérifier le taux d'humidité résiduel.
  • Utiliser une peinture de faible traction (liant en phase aqueuse).

A consulter

  • DTU 59-1 : Peinture - Marchés privés - Travaux de peinture des bâtiments.
  • NF T36-005 : Peintures et vernis - Caractérisation des produits de peintures.
  • NF T30-010 : Peintures et vernis - Évaluation de l'adhérence ou de la cohésion - Méthode par flexion trois points.
  • EN ISO 2409 : Peintures et vernis - Essai de quadrillage.

 

Désordres des systèmes de peinture sur métaux

Constat

Un revêtement de peinture a toujours une fonction esthétique. Il peut également constituer la seule protection anticorrosion d'un métal ou n'être qu'une partie de celle-ci.

Sur l'acier galvanisé, le désordre le plus courant est un décollement généralisé à l'interface zinc/peinture.

Sur les métaux ferreux, les départs de corrosion apparaissent souvent sur les supports mal préparés, ainsi que dans les zones ou la peinture est peu épaisse.

Les menuiseries en aluminium prélaqué ont leur propre pathologie liée à la corrosion filiforme de ce métal.

Diagnostic

Généralités

  • Avant application, tous les oxydes doivent être éliminés.
  • La durée de protection anticorrosion d'une peinture dépend de l'épaisseur du film. Vu au microscope, le détail de surface d'un acier sablé ressemble à une chaîne de montagnes ; les sommets seront moins bien protégés que les vallées. De même, les angles saillants doivent être chanfreinés ou « arrondis » pour préserver l'épaisseur du film en tout point.
  • Un primaire dit d'atelier est une protection provisoire qui ne saurait constituer la première couche d'un revêtement anticorrosion.
  • L'application d'une peinture sur une surface froide condensante conduit à des défauts d'adhérence puis à des décollements.

L'acier galvanisé

  • Les décollements de peinture sur l'acier galvanisé peuvent être dus à l'absence de primaire.
  • Le liant de la peinture glycérophtalique peut réagir avec la galvanisation pour former une couche de savons de zinc.
  • Si la nature du liant de la peinture n'est pas en cause, il faut s'intéresser à l'état de surface de la galvanisation au moment de la mise en peinture. La surface de la couche de zinc évolue, du jour de la galvanisation jusqu'à environ un an après. Pendant cette période où il se forme des oxydes et hydroxydes de zinc peu adhérents, les supports galvanisés requièrent une préparation de surface plus poussée que les supports vieillis. Il faut éliminer la rouille blanche et/ou les huiles ou graisses de protection devant précisément éviter sa formation (voir extrait DTU). Les blessures importantes de la couche de zinc dues aux manipulations ou aux assemblages doivent être protégées par une peinture riche en zinc. Ensuite, la surface peut être soit brossée et dérochée à l'aide d'une solution d'acide phosphorique, soit balayée à faible pression à l'aide d'un abrasif fin et doux (le sablage détruit la galvanisation).
  • Sur une galvanisation qui a été longtemps exposés aux intempéries, les hydroxydes de zinc ont réagi avec le gaz carbonique ambiant et forment une couche plus solide de carbonates de zinc. Un lavage soigneux suffit à préparer la surface.

L'aluminium

  • Les profilés d'aluminium pré laqués exposés en milieu marin ou industriel peuvent être le siège de cloquages en forme de petites galeries en relief. L'analyse des éléments présents sous les cloques révèle la présence de chlorures qui sont le facteur déclenchant.
  • Les entreprises labellisées Qualicoat mettent en œuvre des gammes Qualimarine dont la préparation de surface plus poussée du métal apporte une meilleure résistance aux ambiances chlorées.

Les bonnes pratiques

  • Réaliser une préparation de la surface du support bien spécifique à sa nature.
  • Respecter les épaisseurs minimales des différentes couches, gage du bon résultat final.
  • Respecter parfaitement les conditions limites d'application des produits : qui doivent être scrupuleusement respectées en température, humidité, ensoleillement, temps de séchage, et cela pour l'application et la phase de durcissement.
  • Choisir la protection anticorrosion en fonction de l'agressivité du milieu et de la fréquence d'entretien souhaitée (pour l'acier, la protection la plus durable est une galvanisation à chaud, qui peut être recouverte de peinture pour des raisons esthétiques).
  • Soigner la conception et le choix des produits : une bonne protection anticorrosion nécessite une conception soignée pour supprimer autant que possible les rétentions d'eau, accompagnée de préconisations détaillées des modes opératoires de préparation des supports, puis un choix de produits adaptés aux ambiances. Ces précautions seront encore plus importantes si les phases de reprises sont nombreuses avec des intervenants multiples aux différents interfaces « métal/subjectiles/peinture de finition », entre la fabrication, le montage, et la finition de l'ouvrage. L'examen des dossiers de sinistre fait souvent apparaître une cascade d'entreprises, à qui la commande finale a été passée sans aucune précision.

L'essentiel

  • Soigner la préparation du support et l'exécution en respectant les conditions d'application des produits.
  • Prendre en compte l'interface entre les entreprises intervenantes.

A consulter

  • NF DTU 32.1 : Travaux de bâtiment - Charpente en acier.
  • NF EN 1090-3 : Exécutions des structures en acier et des structures en aluminium.
  • NF EN-1062-1 : Peintures et vernis.
  • NF EN ISO 14713-1, 2 et 3 : Revêtements de zinc.
  • FD T30-807 : Peintures et vernis - Peinture pour le bâtiment.
  • EN ISO 4618 : Peintures et vernis - Termes et définitions.
  • NF T36-005 : Peintures et vernis - Classification.
  • NF EN ISO 4624 : Peintures et vernis - Essais de traction.

 

Reprises d'humidité dans les coins douches

Constat

Des infiltrations peuvent être suspectées lors de l'apparition d'une humidité anormale à la base des cloisons contiguës à une douche.

Si ces infiltrations ne sont pas décelées suffisamment tôt, l'humidité peut traverser les cloisons et créer des dommages aux embellissements des locaux voisins.

Ces infiltrations se produisent souvent au niveau des joints d'interface entre « bac à douche/revêtement mural/plage périphérique », mais elles peuvent également prendre naissance au droit de toutes les singularités géométriques du carrelage soumis aux projections d'eau.

Diagnostic

Les causes principales

  • L'inadaptation, ou l'absence de protection à l'eau du support de la faïence. Il en découle une ruine de l'ouvrage qui ne se résout que par sa réfection totale.
  • Le déplacement du receveur de douche. Le glissement ou le tassement du receveur sur ses appuis est dû aux calages de qualité médiocre, souvent constitués d'empilements de matériaux de nature diverse, sensibles à l'eau et non solidaires.
  • Le jointoiement. Même si les joints sont correctement calibrés en partie courante, les carreaux sont souvent en contact dans les angles (réserver un espace de 5 mm entre appareil sanitaire et revêtement).
  • Le défaut d'étanchéité des traversées. Le traitement d'étanchéité des traversées de parois par les canalisations est souvent omis et les dispositifs d'évacuation insuffisamment testés à la mise en route de l'installation.

Les bonnes pratiques

Le NF DTU 52.2 est le document normatif traitant de l'adéquation entre les différents types de support, les colles et le revêtement carrelage collé.

  • Choisir la nature du support du revêtement carrelage en fonction de l'exposition à l'eau du local.
    Ne jamais employer de plaques de plâtre non hydrofugées ou des cloisons en carreaux de plâtre standard.
  • Choisir les techniques adéquates de mise en œuvre.
    Les tableaux du NF DTU 52.2 donnent de manière synthétique les possibilités de pose de carrelage en fonction du classement des locaux, de la nature des supports, avec ou sans protection à l'eau.
    Classement des locaux : suivant le Cahier du CSTB N° 3567 de mai 2006, les locaux sont répertoriés en cinq catégories de EA à EC, selon le taux d'hygrométrie des ambiances et le degré d'exposition à l'eau des parois.

    Nature des supports : le NF DTU 52.2 comporte une nomenclature de supports classés de S1 à S14 en fonction de leur nature.
  • Veiller à la protection à l'eau des supports.
    Le revêtement (carreau + produit de collage + joint) ne peut en aucun cas assurer seul l'étanchéité du support.
    Un système de protection à l'eau sous carrelage (SPEC) doit être prévu sur les supports sensibles, en parois verticale et horizontale, selon les cas et les prescriptions normatives.
    Une étanchéité est indispensable lors­que des siphons de sol sont incorporés dans le carrelage en plancher intermédiaire. C'est par exemple le cas des douches à l'italienne (cf. fiche F.6). Cette étanchéité peut être constituée d'un systè­me d'étanchéité liquide (SÉL) ou d'au­tres systèmes à base de feuilles collées ou soudées ou de membranes (SÉPI).
    La coordination entre le carreleur, le plaquiste et le plombier (et l'étancheur éventuellement) est indispensable afin d'assurer les différentes protections à l'eau sous carrelage (ou étanchéité).
  • Soigner la réalisation des joints.
    Si les carreaux sont en contact dans les angles, le joint de coulis de ciment, appliqué en congé entre carreaux d'angle ou tranches de carreaux et receveur, adhère mal si la largeur du joint est trop petite. Les joints en angle rentrant doivent donc être légèrement élargis pour faciliter la pénétration du coulis entre les carreaux.

Cassure de lambris posé en habillage intérieur de murs anciens

Désordre

Les boiseries peintes, à base de chêne (18 mm d’épaisseur), sont le siège de cassures affectant l’épaisseur complète des panneaux.

Diagnostic

Lors du chantier, les panneaux de chêne (livrés initialement étuvés) ont été provisoirement stockés à l’extérieur et par conséquent exposés aux intempéries. L’entreprise n’a pas procédé à un contrôle de l’humidité du bois lors de la mise en œuvre.

Les panneaux sont posés sur tasseaux, avec toutefois une fixation des moulures réalisée par pointes disposées tant dans le support que dans le panneau rapporté.

Ce choix de fixation, conjugué à un jeu insuffisant entre le panneau et la butée du support latéral explique les fissures constatées affectant les panneaux.

Le retrait de ces derniers se trouve en effet gêné. (ce retrait est d’autant plus important que l’humidité des panneaux lors de leur mise en œuvre avait été anormalement élevée). Les panneaux se sont ainsi fendus par traction.

Préconisation

Il faut s'assurer, préalablement à la pose des boiseries, que les conditions d'ambiance du local (température > 8°C et humidité relative de l’air < 65%) et surtout l’humidité relative du bois soient toutes respectées.

Il faut par ailleurs que la fixation des moulures s'effectue sur le seul support latéral des panneaux rapportés, permettant à ces derniers de dilater sans contrainte préjudiciable à leur structure.

Enfin, la mise en peinture des lambris doit respecter les prescriptions du DTU 59.1 qui précise notamment que l’humidité des panneaux bois utilisés en intérieur ne doit pas dépasser 10 à 12%.

Décollement d'enduit intérieur

Désordre

Lors de la rénovation de locaux à usage de bureaux le maître d’ouvrage a souhaité l’application d’une peinture sur des murs anciennement revêtus de papiers peints.

L’enduit gras appliqué pour rattraper les irrégularités du support s’est décollé dans les mois qui ont suivi ces travaux. Des morceaux tombent. La peinture est à refaire.

Diagnostic

Les papiers peints anciens ont été décollés puis un enduit gras a été réalisé. Ensuite une peinture glycérophtalique a été appliquée en 3 couches.

L’enduit gras a été appliqué en trop forte épaisseur, et sur un support « farineux » mal préparé. En séchant la peinture glycérophtalique s’est tendue, entraînant l’enduit gras mal adhérant au support.

Préconisation

Les travaux de peinture sont régis par la norme NF P 74-201-1 (DTU 59.1) Travaux de peinture ces bâtiments. Ce document décrit les reconnaissances de supports anciens à effectuer et les travaux préparatoires à réaliser avant mise en peinture.

Ici il fallait fixer préalablement les fonds farineux.

Dans tous les cas il convient de se référer à la notice technique du fabriquant pour mettre en œuvre correctement les produits utilisés et notamment les enduits.

Décollement de faïences murales dans un bloc sanitaire

Désordre

Décollement généralisé des faïences murales colées sur enduit plâtre, revêtant les parois des cabines de douche d'un bloc sanitaire dans un Centre de Vacances à ouverture saisonnière. Le désordre est survenu brutalement à la fin de l'hiver après 8 ans d'utilisation.

Diagnostic

Le désordre résulte de la conjonction :

- d'une imbibition des parois (murs et cloisons) par passage d'eau au droit de leur liaison avec le sol, ainsi que par les joints entre carreaux de faïence, favorisée par l'utilisation de nettoyeurs à haute pression pour l'entretien des locaux,

- d'une expansion par le gel de l'eau contenue dans les parois, favorisée par l'inoccupation des locaux lors de la saison froide, sans chauffage ni ventilation.

Préconisation

Il aurait fallu :

- soigner la pose des carreaux et le traitement des joints de liaison parois/plages, et entre carreaux, conformément aux dispositions du §8 cahier 3265 du CSTB, afin de prévenir les risque d'infiltration,

- indiquer au maitre d'ouvrage, compte tenu de la vocation saisonnière de l'établissement les exigences d'utilisation des locaux, en termes de chauffage, de ventilation et d'entretien, en vue de la bonne conservation des ouvrages.

Défaut d'étanchéité d'une douche collective

Désordre

Les cloisons se détériorent sous l'effet des fuites répétées provenant de la douche collective.

Les cloisons sont de type carreaux de plâtre hydrofugés, et leur structure se décompose sous l'effet de ces fuites d'eau.

Diagnostic

La douche à usage collectif, implantée dans un centre de sports, a été réalisée dans un bâtiment existant.

Le sol de cette douche a été surélevé afin de permettre la mise en place du siphon de récupération des eaux de la douche.

Sur ce sol a été mise en œuvre une étanchéité avant carrelage. Cette étanchéité a été relevée sur une hauteur de 1 à 2 cm en périphérie du local contre les cloisons.

Les cloisons sont de type carreaux de plâtre hydrofugés.

Pour terminer, le revêtement mural est de type faïence posée directement avec son mortier colle sans application préalable d'étanchéité ni d'ailleurs de protection à l'eau.

Cette situation n'est pas satisfaisante compte tenu de l'usage collectif et donc intensif de cette douche et des matériaux mis en œuvre. Le relevé de l'étanchéité au sol n'est pas suffisant et la protection des parois en carreaux de plâtre, même hydrofugés, non plus.

Les infiltrations d'eau se sont donc produites à la fois derrière le relevé d'étanchéité qui se décolle désormais en plusieurs endroits et à la fois dans les carreaux de plâtre qui ne peuvent pas résister à l'eau en grande quantité, la faïence seule n'apportant aucune étanchéité.

Préconisation

La nature des parois aurait dû être plus adaptée à l'usage collectif de la douche.

L'utilisation de matériaux complètement insensibles à l'eau aurait été préférable (matériaux à base de ciment, béton ou de brique).

Pour protéger les cloisons à base de plâtre, il aurait été nécessaire de prévoir une étanchéité complète du sol jusqu'à la partie haute des murs en fonction de la position des paumes de douche.

Défauts de peinture sur boiseries intérieures

Désordre

Peu après la fin des travaux les peintures réalisées sur les boiseries d'origines ont présenté des "ruptures" sur certaines jonctions bois/bois et bois/enduits. Mécontent, le maître d'ouvrage a refusé de solder l'entreprise. Ces désordres se sont stabilisés sans aggravation. Il n'y a pas de décollement de ces peintures.

Diagnostic

La localisation des "ruptures" de peintures est significative : il y a eu des mouvements des bois. Et ces mouvements sont dus aux variations du taux d'humidité des bois. Ils gonflent en prenant de l'humidité et maigrissent en séchant.

En effet, durant le chantier qui a duré plusieurs mois, la maison était dépourvue de chauffage. Le peintre a réalisé ses travaux en période automnale alors que l'atmosphère s'est progressivement chargée en humidité. Lorsque le chauffage de la maison par poêle à granulat de bois a été mis en service fin décembre l'atmosphère régnant dans la maison s'est brutalement déshydratée, provoquant l'assèchement des bois et leur perte de volume. La peinture a été sollicitée en traction et s'est rompue sur certains assemblages.

Préconisation

La NF P 74-201.1 (DTU 59.1) décrit les conditions minimales d'intervention du peintre : la température intérieure doit être supérieure à 8°C et l'hygrométrie intérieure inférieure à 65%, et hors conditions activant anormalement le séchage.

Le peintre ayant commencé ses travaux dans des conditions favorables au début de l'automne il aurait fallu ensuite assurer un léger chauffage de la maison dès que les conditions climatiques sont devenues défavorables, éventuellement avec des moyens temporaires. Mais il fallait surtout éviter une mise en chauffe brutale de la maison.

Cela nécessitait une coordination entre les divers participants au chantier. Elle ne s'est pas faite.

Dislocation de faïence sur bac à douche

Désordre

Les carreaux de faïence habillant la paillasse périphérique du bac à douche se fissurent et se disloquent. Les éclats des carreaux sont coupants et présentent un danger évident pour les utilisateurs de la douche. Accessoirement l’eau s’infiltre sous la faïence et migre sous le bac à douche. Elle va endommager les cloisons proches.

Diagnostic

Une réservation avait été faite en plancher pour recevoir le bac à douche. Une fois celui-ci posé la réservation a été bouchée au plâtre et la faïence collée directement dessus. Aucune faïence ou carrelage n’est étanche à l’eau. Celle-ci finit par s’infiltrer par les joints et humidifie le support. Le plâtre mouillé gonfle, perd ses qualités mécaniques, et provoque la dégradation de la faïence collée dessus.

Préconisation

Les matériaux à base de plâtre sont à proscrire dans les zones exposées au ruissellement et à une faible humidification telle qu’une paillasse de cabine de douche.

Éventuellement le plâtre aurait pu être protégé par un système d’étanchéité liquide mais l’arrêt de cette étanchéité contre le bac à douche est problématique. La prudence aurait donc voulu que la faïence soit collée sur un support à base de ciment et non de plâtre.

Ecaillage de peinture sur revêtement ancien extérieur ou intérieur

Désordre

Il se produit un écaillage de la peinture nouvelle. On observe qu’il y a une décohésion de l’enduit présent sous l’ancienne peinture. Ce phénomène est apparu peu de temps après les travaux et s’aggrave au fil des mois.

Diagnostic

L’ancien enduit à base de plâtre s’est altéré en vieillissant. Il a perdu sa résistance mécanique. Le peintre ne l’a pas détecté faute de faire une reconnaissance approfondie des supports. La nouvelle peinture, en séchant, s’est tendue et a exercé une traction sur l’ancienne peinture. Celle-ci a, à son tour, sollicité l’enduit en traction mais il n’a pas résisté.

Préconisation

Première étape, il faut réaliser une reconnaissance approfondie des supports. Deuxième étape si les supports sont friables il faut les éliminer et les refaire si l’application d’un durcisseur n’est pas suffisante. Troisième étape réaliser les travaux de peinturage. La norme NF P 74-201-1 (DTU59.1) Peinture, travaux de bâtiment, décrit notamment tous les travaux préparatoires à réaliser en fonction du support et de son état.

Fissuration d'un bac à douche liée à l'absence de joint entre receveur et faïence

Désordre

Un bac à douche est fissuré dans l’angle avant droit (fissure d’amplitude maximale en bord vertical de receveur et s’étendant ensuite horizontalement sur 40 cm environ en diagonale vers le centre du receveur). Le bac à douche est calé sur une chape de 2 à 3 cm d'épaisseur positionnée sur un dallage béton coulé sur hérissonage. La faïence murale colée sur des plaques de plâtre hydrofugées est en butée contre le receveur.

Diagnostic

Nous constatons les points suivants :

- la fissure est située côté alimentation eau froide /eau chaude. (Là où le phénomène de dilatation du bac est le plus accentué).

 - le passage d’une lame de couteau entre la faïence et le bac a révélé l'existence de quelques points durs côté fissure entre bac et cloison.

 La dilatation du bac, aussi minime soit-elle, est gênée par l’absence de joint souple entre le bac à douche et la 1ère rangée de faïence. La mise en butée générée par la faïence de forte épaisseur (1 cm) a provoqué une contrainte excessive au sein du bac, se manifestant par l'apparition de fissure.

Préconisation

La mise en œuvre du joint entre le receveur et la cloison (dit "joint du plombier" ou joint N°1, effectuée dans le cas présent) doit être suivie par celle d'un joint réalisé à l'aide d'un mastic élastomère extrudé (dit "joint du carreleur" ou joint N°2) .

Il faut respecter la NF P 40.201 (DTU 60.1) Plomberie sanitaire, et le CPT Revêtements de murs intérieurs en carreaux céramiques (Cahier CSTB n° 3265).

A noter que des documents tels que les avis techniques des SPEC, la fiche pathologie n° 31 de la Fondation Excellence ou les Règles FICS diffusées par l’Association Française des Industries de Céramique Sanitaire rappellent sans aucune ambiguïté la nécessité pour les carreleurs de prévoir un joint entre faïence et receveur de douche.

Fissuration de dalles plastiques collées

Désordre

Fissuration multiple, apparue 4 mois après travaux de réfection de dalles plastiques.

Les anciennes dalles plastiques ont été déposées, le ragréage P2 semblait de très bonne consistance et a été conservé.

Le couloir de bureaux étant classé en P3, un ragréage P3 a été mis en œuvre.

Diagnostic

De multiples fissures apparaissent dans un délai très court après l'achèvement des travaux.

Le ragréage de type P3 appliqué en forte épaisseur (mais d'épaisseur conforme entre 6 et 8 mm), directement sur le ragréage P2, a tiré cet ancien support moins résistant.

Le ragréage P2 ne résiste pas aux tensions internes exercées lors de la prise du ragréage P3.

Préconisation

Enlever totalement l'ancien ragréage P2, même si celui-ci paraît sain.

Poncer le support jusqu'à venir à une surface dure.

Ne jamais appliquer un revêtement dur sur un revêtement plus souple.

Se reporter également au GUIDE POUR LA RENOVATION DES REVETEMENTS DE SOL édité par le CSTB cahier 2055 de décembre 2001

Papier peint vinyle tâché

Désordre

Dans le cadre d'une rénovation de la décoration intérieure de la maison, le papier peint a été remplacé. Quelques semaines seulement après les travaux, des taches importantes sont apparues sur tous les murs.

Diagnostic

Le mur de façade en pierre massive présente un taux d'humidité très important. Le papier nouveau est un vinyle qui constitue une barrière imperméable. Dans ces conditions, le transfert à travers toute la paroi ne se fait plus et l'eau reste bloquée derrière le papier.

Préconisation

Prendre un papier peint beaucoup moins étanche à la vapeur d'eau. Il avait été proposé de coller une feuille de plomb sur l'ensemble des murs avant tapisserie mais ce système enferme l'humidité dans les murs et peut être à l'origine d'une apparition ou d'un développement de mérule.

 

 

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