Maçonneries

Fiches pathologie

Défauts d'étanchéité des façades en briques apparentes

Désordres des piscines privatives

Fissures "structurelles" des maçonneries de maisons individuelles

Humidité en sous-sol des bâtiments

Remontées capillaires

 

Fiches détails

Affaissement de linteau en façade

Décollement de torchis

Défaut de harpage

Dégradation d'une souche de cheminée en briques apparentes

Déplacement d'un mur mitoyen en briques

Effondrement d'un pignon existant en pierre

Effondrement de pointes de pignon

Fissuration de "comportement" en façade

Fissuration en façade

Fissurations de façades en blocs de béton cellulaire

Fixations d'appuis en pierre

Fosse de récupération d'eaux chargées

Infiltration dans un bâtiment rénové

Infiltration en façade de briques de verre

Infiltration par souche de cheminée

Infiltrations à travers des murs en briques de parement

Infiltrations en sous-sol

Joint de construction

Maçonnerie et linteau en bois massif

Murs en schiste apparent

Rupture d'un conduit de fumée

Rupture de chaînage

Défauts d'étanchéité des façades en briques apparentes

Constat

Bien que de technique typiquement traditionnelle, les façades en briques apparentes, notamment les plus anciennes, sont à l'origine de nombreux sinistres liés aux infiltrations d'eau.

Diagnostic

Le type de mur est inadapté aux mauvaises conditions climatiques

Dans les constructions anciennes, l'étan­chéité était réputée acquise par la seule épaisseur du mur de brique. En réalité, en raison de la relative porosité de la brique, les murs réalisés à partir de ce matériau sont sensibles à la durée d'exposition aux eaux de pluie. Le NF DTU 20.1, partie 3, définit 4 types de murs (type I, IIa, IIb, III et IV, par ordre de sensibilité décroissante à la pluie).

Cette classification se fonde pour l'essentiel sur les principes suivants :

  • Mur sans coupure de capillarité dans son épaisseur (type I) : ce mur ne comporte qu'une paroi de maçonnerie. Étanche dans sa masse, ce mur ne reçoit pas de revêtement extérieur d'imperméabilité. Sa conception est basée sur le principe qu'une certaine quantité d'eau, selon les conditions d'exposition, peut traverser la maçonnerie au bout d'un certain temps ;
  • Mur avec coupure de capillarité dans son épaisseur (type IIa, IIb, III) : de conception plus récente, il comporte deux parois distinctes séparées par une lame d'air (mur double), ou une seule paroi avec en intérieur un isolant non hydrophile (type IIa) et/ou une lame d'air continue. Le principe de ce mur est de rejeter l'eau qui pénètre éventuellement au travers de la première paroi : l'isolant non hydrophile ou la lame d'air joue alors le rôle de barrière à la pénétration de l'eau.
    L'exigence du type de mur en fonction de l'exposition à la pluie de la façade se trouve dans la partie 3 du NF DTU 20.1.

Des erreurs de conception au niveau des points singuliers

  • En pied de mur
    Mur type I ou IIa : hormis la coupure anticapillaire horizontale habituelle pour toutes les maçonneries, aucune disposition particulière n'est exigée réglementairement. Mais, compte tenu du principe de fonctionnement de ce mur, l'eau s'accumule en partie basse du mur par simple effet de la gravité. Il est donc vivement recommandé de prévoir des dispositifs l'empêchant de pénétrer à l'intérieur des bâtiments : décaissé de dalle (3 cm minimum) ou profilé en équerre.
    Mur type IIb, III : les eaux d'infiltration se retrouvent en partie basse de la lame d'air. Les dispositifs avec décaissés et profilés rigides de rejet d'eau, associés à la création de joints verticaux dégarnis en partie basse de la paroi extérieure, sont trop souvent oubliés.

Exemples de dispositions en pied de mur

  • Ouvertures dans les murs


 

 

 

 

 

 

 

 

Cas des appuis en briques : réalisés à partir de briques à chant posées avec une faible pente, ils sont forcément le siège privilégié d'infiltrations. Une étanchéité complémentaire en partie inférieure est indispensable. Dans le cas particulier du mur double, l'absence d'étanchéité conduira inévitablement à des infiltrations puisque ces briques à chant chevauchent la lame d'air.
Cas des appuis en béton : le point faible de ces ouvrages se situe aux extrémités. En raison des épaisseurs d'isolant intérieur couramment employées, le rejingot se trouve souvent en retrait de la face intérieure du mur. Il est impératif qu'il dépasse d'au moins 4 cm les tableaux de part et d'autre de l'ouverture en se retournant sur le mur.

Une qualité d'exécution défectueuse

  • La composition du mortier de hourdage doit respecter le bon dosage en liant.
  • Les joints doivent être pleins et serrés. Le respect des règles de l'art est particulièrement déterminant sur la qualité finale de l'étanchéité des murs.

Les bonnes pratiques

  • Au niveau de la conception
    • Bien choisir le type de mur en fonction des conditions climatiques et des expositions ;
    • Veiller à la qualité des briques : le marquage CE, obligatoire, n'est pas à lui seul un critère de qualité ;
    • Définir les points de détails.
  • Au niveau de l'exécution
    • Veiller au remplissage correct des joints ;
    • Veiller à la réalisation d'un dispositif efficace de rejet des eaux en pied de mur, ce dispositif devant se retrouver au niveau de chaque plancher d'étage ;
    • Traiter les points singuliers tels que les appuis de baie ou les tableaux ;
    • Respecter la lame d'air (murs de type IIb et III).

L'essentiel

  • Bien choisir le type de mur.
  • Remplir correctement les joints.
  • Veiller à la réalisation d'un dispositif efficace de rejet des eaux.

A consulter

  • NF DTU 20.1 : Ouvrages en maçonnerie de petits éléments, parties P1-1, P1-2 et P3.
  • NF EN 771-1 : Spécifications pour éléments de maçonnerie.

Désordres des piscines privatives

Constat

Les piscines privées traditionnelles à structure en béton armé sont des ouvrages composites complexes qui peuvent être le siège de désordres variés affectant tant la structure que les revêtements associés et les équipements.

Fissuration, mouvements d'ensemble (tassement ou soulèvement), mauvaise tenue des revêtements, rupture des canalisations sont à l'origine de désordres susceptibles d'affecter la structure ou l'étanchéité de l'ouvrage.

Diagnostic

Au niveau du bassin

  • La fissuration qui peut affecter aussi bien le radier que les parois verticales résulte d'insuffisances dans la conception, le calcul (défaut d'armatures) ou la réalisation (disposition du ferraillage, reprises de bétonnage). Les fissures infiltrantes sont les plus préjudiciables car elles peuvent entraîner l'oxydation des armatures, et des éclats de béton.
  • Le tassement d'ensemble résulte d'une mauvaise prise en compte des caractéristiques géotechniques du sol. La présence d'argile compressible, de remblais disparates, de points durs, de terrains remaniés est souvent à l'origine de tassements différentiels. Les piscines construites sur des terrains en pente avec apports de remblais mal compactés sont pa­­rti­culièrement sujettes à une fissuration dommageable.
    À l'inverse lorsque le bassin, qu'il s'agisse d'ouvrages maçonnés ou en coques thermoformées, est exposé aux fluctuations de la nappe phréatique, il peut subir des poussées du bas vers le haut (principe d'Archimède) provoquant des soulèvements parfois spectaculaires de plusieurs dizaines de centimètres. D'où la nécessité, dans ces cas, de dimensionner l'ouvrage en conséquence et de prévoir la réalisation de puits de décompression et parfois d'un drainage permanent. Le vidage ou l'évaporation de l'eau du bassin ont un effet aggravant vis-à-vis de ce type de phénomène.
  • Le décollement des enduits hydrauliques intérieurs est constaté en cas de mauvaise préparation du support, de l'épaisseur insuffisante ou du mauvais dosage de l'enduit.
  • Les défauts des revêtements élastoplastiques (liners) se manifestent par des déformations ou des problèmes de bonne tenue (plis, taches) et résultent principalement de la qualité et du traitement de l'eau de contact. Une acidité excessive de l'eau peut dissoudre les charges minérales contenues dans la membrane qui perd ses propriétés de résistance et de rigidité, faisant apparaître plis ou ridules.

Au niveau des revêtements de finition

  • Les décollements de peinture proviennent de l'inadaptation du procédé utilisé ou de la mauvaise préparation du support. La migration de l'eau entre le support et le feuil de peinture provoque le décollement.
  • Les décollements de carrelage ont souvent pour origine la mauvaise réalisation des joints séparant les carreaux ou le non-respect des joints de fractionnement.

Au niveau des équipements

  • La rupture des canalisations enterrées provient essentiellement des tassements du radier (en fonction du sol support) ou du remblai périphérique.
  • L'affaissement des plages et margelles est dû à la mauvaise mise en œuvre des couches de remblai sous-jacent.

 

Tassements différentiels des piscines privées

 

 

 

 

 

 

 

 

Les bonnes pratiques

  • Prévoir une étude préalable, réfléchir à la conception d'ensemble.
    La cause essentielle des désordres de nature structurelle est l'inadaptation de l'ouvrage au sol, due à l'absence d'étude géotechnique spécifique à l'ouvrage.
    S'agissant de la conception générale, le Cahier des charges applicable à la construction des bassins de piscines à structure béton, publié en mai 1977 dans les annales ITBP, fixe les règles de conception, les conditions de mise en œuvre et d'utilisation.
  • Soigner les travaux préparatoires et de remblaiement.
    Le DTU 12 fixe les conditions de l'exécution des fouilles (chapitre I), et celles des remblaiements (chapitre V).
  • Se conformer aux règles de réalisation des fondations et du gros œuvre.
    Elles sont fixées par le DTU 13.11 (conditions de mises en œuvre des fondations superficielles) et par les Directives Techniques Piscines n° 4 (stabilité des bassins et des fondations) et n° 1 (règles de tolérance de côtes et d'aspect).
  • Prévoir les revêtements adéquats.
    Le DTU 52.1 relatif aux revêtements de sols scellés, traite (article 9 et annexe A) des plages de piscines.
    Le NF DTU 52.2 s'applique aux carrelages collés.
  • Attirer l'attention de l'utilisateur sur les risques de poussée des terres en cas de vidange de la piscine.
  • Notamment concernant la sécurité des piscines privatives.
    Les piscines privatives doivent être équipées d'un dispositif de sécurité contre le risque de noyade (cf. décrets du 07/06/2004 et du 16/07/2009).

L'essentiel

  • Faire réaliser impérativement une étude géotechnique et tenir compte des caractéristiques du sol.
  • Porter un soin particulier aux opérations de fouilles et de remblaiements.
  • Veiller à l'adaptation des revêtements de finition à cet usage.
  • Contrôler lors de la mise en eau le tassement et l'étanchéité de l'ouvrage.

A consulter

  • Cahier des charges applicable à la construction des bassins de piscines à structure béton.
  • DTU 13.11 : Fondations superficielles.
  • DTU 12 : Terrassement pour le bâtiment.
    Nota : retiré de la liste officielle des DTU, il reste cependant un document de référence auquel il peut être fait appel dans les conditions particulières des marchés, d'un commun accord entre les parties.
  • NF DTU 52.1 : Revêtements de sols scellés.
  • NF DTU 52-2 Partie 1-1-3 : Pose collée des revêtements céramiques et assimilés - Pierres naturelles.
  • DTP n° 1 Piscines de loisirs - Règles générales de tolérances + fascicule 74.
  • DTP n° 4 Piscines de loisirs - Génie civil.

 

Fissures "structurelles" des maçonneries de maisons individuelles

Constat

Les murs extérieurs de structure des maisons individuelles sont souvent constitués de blocs de béton assemblés par des joints de mortier. Leur face extérieure est parfois recouverte d'un enduit hydraulique à base de ciment, confectionné sur place, ou d'un enduit monocouche, prêt à l'emploi (fabriqué industriellement).
L'apparition de fissures structurelles de la maçonnerie liées au fonctionnement de la paroi, sous l'effet de certaines sollicitations, est une des formes des désordres qui peuvent affecter ce type de murs.
Ces fissures peuvent être traversantes et à l'origine d'infiltrations d'eau.

Diagnostic

Les fissurations structurelles des murs extérieurs des maisons peuvent avoir plusieurs causes :

Schémas de fissures

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le retrait « différentiel » des matériaux de la paroi

Juste après la mise en œuvre, le mortier de pose se rétracte en perdant peu à peu son eau, alors que les blocs de béton préfabriqués en usine, qui ont terminé leur retrait, conservent leurs dimensions, d'où fissuration.

Le phénomène apparaît très rapidement après le montage, et son intensité est proportionnelle à l'excès d'eau de gâchage par rapport au dosage nécessaire pour une parfaite prise du mortier de pose.

Un temps très sec et l'utilisation de blocs non humidifiés au préalable aggravent le phénomène.

L'hétérogénéité des matériaux

Les variations de température ou d'humidité ont des effets différents selon les matériaux : lorsque la paroi est constituée de plusieurs matériaux (blocs de béton et planelles ou linteaux en béton coulé, par exemple), leur comportement différent face à la chaleur et/ou l'humidité peut créer des fissures à leurs jonctions.

La flexion et le retrait des planchers

Le plancher haut de la maison est généralement du type poutrelles-hourdis, réalisé à l'aide de poutrelles préfabriquées en béton armé, portant dans un seul sens, sur des longueurs pouvant dépasser 5 m. Un tel plancher peut subir une légère déformation de flexion dans sa partie centrale. Si la déformation ne nuit pas à la solidité du plancher, elle peut toutefois s'accompagner d'une rotation sur l'appui au niveau du mur de façade et d'un soulèvement de la rive du plancher. Ces mouvements peuvent engendrer une fissure horizontale sous l'arête de la base d'appui du plancher.

Le retrait du plancher en béton peut aussi causer un cisaillement en façade au niveau de l'appui.

L'absence ou la mauvaise mise en œuvre de chaînages horizontaux et verticaux

On les observe au niveau des planchers, des couronnements des murs, des angles saillants ou rentrants des maçonneries.

Une mauvaise réalisation des appuis, des allèges et des linteaux

On la constate au niveau des fenêtres.

Les bonnes pratiques

  • Utiliser des blocs de maçonnerie conformes aux normes.
  • Prévoir des chaînages horizontaux au droit de chaque plancher et des arases de pignon.
  • Prévoir des chaînages verticaux et des raidisseurs intermédiaires avec des blocs spéciaux.
  • Limiter les flèches des planchers et prévoir une prolongation des durées d'étaiement des planchers.
  • Mettre une planelle ou un U au droit des abouts de planchers, de même nature que la maçonnerie.
  • Réaliser les liaisons en forme de harpe entre murs perpendiculaires.
  • Pour les maçonneries enduites, prévoir un enduit renforcé par des armatures débordant de 0,15 m au-dessus des planchers et de 0,15 m au-dessous du premier joint de la maçonnerie sous-jacente (voir article 6.3.1.1 du DTU 20.1 P1, articles 4.7 et 10.3.1 du DTU 26.1 P1-1).

L'essentiel

  • Veiller à la bonne exécution des appuis de planchers sur les murs porteurs.
  • Bien mettre en œuvre les armatures de chaînage.
  • Soigner les jonctions entre la maçonnerie et les éléments en béton armé et associés.

A consulter

  • NF DTU 20.1 : Ouvrages en maçonnerie de petits éléments + amendement A1 de juillet 2012.
  • DTU 21 : Exécution des ouvrages en béton.
  • NF DTU 26.1 : Travaux d'enduits de mortiers.

Humidité en sous-sol des bâtiments

Constat

Les infiltrations se manifestent sous diverses formes, depuis de simples traces d'humidité ponctuelles sur la face intérieure des murs périphériques ou à la jonction entre murs périphériques et dallage, jusqu'à l'inondation totale du sous-sol.

Ce type de désordre concerne essentiellement les sous-sols réalisés en maçonnerie de petits éléments, et principalement les maisons individuelles. Mais des sous-sols réalisés en béton banché sont aussi susceptibles d'être concernés.

Diagnostic

L'absence d'ouvrage

  • Cuvelage non prévu ni réalisé alors que le niveau de la nappe phréatique est susceptible d'être supérieur à celui du dallage.
  • Cuvelage non prévu ni réalisé alors que des ruissellements d'eau souterrains importants sont susceptibles d'atteindre le sous-sol.
  • Drainage périphérique non prévu ni réalisé alors que des eaux souterraines (telluriques) ou de ruissellement sont susceptibles de s'accumuler contre les murs de sous-sol.

Le mauvais choix des revêtements extérieurs

  • Emploi de revêtements inadaptés sur la face extérieure des murs périphériques. Une simple émulsion bitumineuse appliquée directement sur la maçonnerie n'apporte pas de protection efficace contre les infiltrations d'eau. Il faut, au minimum, un revêtement à fonction imperméabilisante, type enduit de mortier ou enduit bitumineux. Voire un revêtement étanche (type membrane bitumineuse collée) qui interdit tout passage d'eau.
  • Les nappes à excroissances n'assurent aucune protection à l'eau car, n'étant pas collées, l'eau les contourne. Elles n'assurent qu'une protection mécanique des revêtements, ou sont intégrées à des systèmes de drainage en association avec d'autres matériaux.

Les défauts d'exécution

  • Défauts d'exécution des drainages
    • Drainage vertical inefficace : par absence de matériaux drainants ou de procédés drainants performants, contre toutes les surfaces de murs enterrés, ou mauvaise mise en œuvre;
    • Mauvais raccordement de ce drainage vertical avec les drains ;
    • Utilisation de drains type agricole (perforés de tous côtés) à la place de drains type bâtiment (perforations uniquement sur le dessus) ;
    • Insuffisance de pente des drains, absence ou insuffisance d'exutoire des eaux recueillies par les drains. L'eau s'accumule alors contre les murs de sous-sol ;
    • Absence de feutre géotextile, ou équivalent, empêchant le colmatage du système de drainage par entraînement des particules de terre ;
    • Absence, mauvaise réalisation ou décrochage, par le compactage des terres de remblai, de la protection en tête du système de drainage (nappe à excroissances). La terre pénètre dans le système de drainage et le colmate ;
    • Absence de regards de visite aux changements de direction des drains (impossibilité d'intervention en cas de colmatage).
  • Défauts d'exécution des revêtements extérieurs des murs périphériques
    • Nombre de couches de produit de revêtement inférieur aux préconisations du fabricant ;
    • Omission de l'enduit de mortier préalable à la mise en œuvre de certains produits bitumineux ;
    • Discontinuités du revêtement extérieur ;
    • Manques localisés de revêtement autour des châssis de sous-sol, aux attentes de murets sur rampe de sous-sol, au niveau supérieur des sols.
  • Défauts d'exécution des abords
    • Remblais de fouille mal ou non compactés. Les cavités présentes dans ces remblais favorisent l'accumulation d'eau contre les murs de sous-sol ;
    • Présence de trottoirs et terrasses en pavés autobloquants posés sur lit de sable, en pied de façade. Ils constituent des réservoirs d'eau ;
    • Niveau excessif des sols extérieurs par rapport à celui du revêtement extérieur des murs de sous-sol : les ruissellements de surface passent par-dessus les arases étanches (ou coupures de capillarité). Les exigences en matière d'accessibilité nécessitent des dispositions particulières au moins au droit des accès ;
    • Les pentes dirigées vers le bâtiment favorisent l'accumulation d'eau contre les murs enterrés ;
    • Les cours anglaises, sauts-de-loup et tout aménagement en cuvette contre les sous-sols, et qui sont dépourvus de système de renvoi des eaux pluviales à bonne distance ;
    • Défaut d'étanchéité des regards, réseaux enterrés, récupérateurs d'eau et autres à proximité des sous-sols ;
    • Proximité excessive d'épandage de sys­tème d'assainissement non collectif;
    • Absence ou fuite de gouttières et descentes d'eaux pluviales.

Exemples de systèmes de drainage

Les bonnes pratiques

  • Réaliser impérativement une étude de sol préalable approfondie.
  • Déterminer s'il faut un cuvelage ou un drainage périphérique, un revêtement imperméable ou étanche. Le cas échéant, renoncer à réaliser un sous-sol.
  • Éviter d'aménager ultérieurement en lieu de vie ou d'habitation un local en sous-sol non conçu pour cet usage.
  • Mettre en place une ventilation des locaux en sous-sol.
  • Veiller à la bonne exécution des travaux prévus, en particulier au droit de tous les points singuliers, et au traitement des abords.

L'essentiel

  • Définir avec le maître d'ouvrage l'usage final de ces locaux (stockage, parking, local habitable, ...).
  • Faire réaliser une étude de sol préa­lable (nature du sol et circulation d'eau).
  • Bien concevoir les murs de sous-sol.
  • Bien choisir et exécuter les revêtements d'imperméabilisation et d'étanchéité.

A consulter

  • NF DTU 20.1: Ouvrages en maçonnerie de petits éléments - Parois et murs.
  • DTU 14.1 : Travaux de cuvelage.
  • Avis Techniques pour les procédés autres que traditionnels.

Remontées capillaires

Constat

On observe en façade des traces frangées ou ondulées, qui peuvent s'élever à plusieurs mètres au-dessus du sol. La partie de façade située en dessous de ces traces est généralement plus sombre que la partie de façade située au-dessus, et saturée d'humidité. Dans les cas extrêmes, les enduits et peintures de façade se décollent et laissent apparaître du salpêtre.  L'humidité, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, entraîne l'apparition de salpêtre, des moisissures, le décollement des revêtements et le pourrissement des pièces de bois qui sont au contact.

Les maçonneries anciennes sont fréquemment le siège de remontées capillaires, notamment avant réhabilitation, mais aussi parfois après si ces remontées
ne sont pas ou mal traitées. En revanche, ce phénomène affecte très rarement les constructions récentes.

Diagnostic

L'eau présente dans le sol imprègne les embases de murs de maçonnerie enterrée, puis elle remonte par capillarité à l'intérieur de ceux-ci. Cette humidité s'évapore par les parements hors sol du mur, abandonnant les sels minéraux qu'elle avait dissous dans les matériaux. Ce sont ces dépôts de sels minéraux, et des développements de micro-organismes, qui constituent les franges visibles en façades.

Ce désordre concerne essentiellement les murs construits en matériaux capillaires (à cause de leurs pores fins) : pierres tendres ou briques, par exemple. Mais il peut aussi n'affecter que les enduits de façade si la maçonnerie est non capillaire ou protégée.

Absence d'arase étanche (ou coupure de capillarité)

Les constructions anciennes n'en comportent généralement pas, sauf emploi de pierres très peu capillaires type schistes, grès ou granit, en soubassement des murs porteurs.
Il est très rare qu'elle soit omise en construction neuve de maçonnerie.

Mauvaise exécution de l'arase étanche

  • Arase étanche positionnée dans le sol : l'eau provenant du sol passe au- dessus de l'arase étanche, qui est alors inefficace.
  • Arase étanche positionnée à trop faible hauteur au-dessus du sol extérieur, le bas des murs est éclaboussé par les eaux de rejaillissement, l'efficacité de l'arase étanche est alors partiellement compromise.
  • Arase étanche discontinue. C'est le cas lorsqu'elle n'est pas bien réalisée sur toute la section horizontale de tous les murs au contact du sol. C'est aussi le cas de certains traitements curatifs par injection de résine lorsque celle-ci n'imprègne pas la maçonnerie de manière homogène.

Présence de parements ou de revêtements de façade peu perméables à la vapeur d'eau (enduits de mortier, doublages, revêtements d'imperméabilité)

C'est un facteur aggravant plus qu'une cause. En effet, ces parements empêchent l'évaporation au plus près du sol de l'eau présente dans la maçonnerie. Celle-ci migre alors toujours plus haut pour trouver une surface d'évaporation suffisante.
À noter que les revêtements perdent leur perméabilité à l'air rapidement en zone urbaine polluée (encrassement).

Effet mèche

Parfois, l'arase étanche étant correctement réalisée, seul l'enduit de façade est affecté de remontées capillaires. Cela se produit lorsque l'enduit de façade a été réalisé plus bas que l'arase étanche.

Les bonnes pratiques

Protection contre les remontées d'humidité du sol

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Réaliser une arase étanche rigoureusement continue, en construction neuve : sur tous les murs porteurs, disposée 5 cm ou 15 cm au-dessus de tous les sols extérieurs, avec des matériaux étanches, selon les prescriptions de la norme NF DTU 20.1.
    NB : En cas d'enduit extérieur, son niveau inférieur doit être positionné au-dessus de la coupure de capillarité.
  • Réaliser un diagnostic préalable, en travaux sur existant : pour détecter la présence d'humidité, vérifier si celle-ci est bien d'origine ascensionnelle et non liée à des infiltrations ou de la condensation, et préserver ainsi d'éventuels nouveaux aménagements. En présence de remontées, il faut analyser si la réalisation d'une arase étanche efficace (dans les conditions techniques visées plus haut) est réalisable ou pas. Si elle ne l'est pas, voici les solutions envisageables :
    • un traitement curatif
      Il existe de nombreuses techniques pour tenter de mettre fin aux remontées capillaires : injections de résines, inserts en tôles d'acier inoxydable, siphons atmosphériques, procédés par électro-osmose ou électrophorèse, procédés électroniques ou électromagnétiques, etc. Outre la question du choix, se pose celle de la possibilité de mise en œuvre (accès impossible sur une des faces, par exemple) ;
    • un traitement palliatif
      Ce type de traitement ne mettra pas fin aux remontées capillaires mais peut en réduire notablement les conséquences : drainage périphérique raccordé sur un exutoire pour réduire la quantité d'eau en pied des murs, mise à nu des maçonneries de façade pour accélérer l'évaporation de l'eau, doublage avec vide d'air ventilé côté intérieur des murs.

L'essentiel

  • Bien positionner l'arase étanche, en construction neuve.
  • Réaliser un diagnostic préalable, en travaux sur existant.

A consulter

  • NF DTU 20.1 : Ouvrages en maçonnerie de petits éléments - Parois et murs.
  • NF EN 771-1, 4 et 6 : Spécifications pour éléments de maçonnerie.

Affaissement de linteau en façade

 

Désordre

La face extérieure du coffre de volet roulant, revêtu d’un enduit monocouche, s’est fissurée. La porte-fenêtre du séjour s’est bloquée par affaissement du coffre de volet roulant et du linteau de 2,50m de portée. Un étai a dû être mis en place à titre conservatoire.

 

Diagnostic

Le linteau a une portée relativement importante. Il n’a pas une hauteur suffisante pour résister aux charges exercées par la charpente et la couverture. Le ferraillage du linteau est également insuffisant pour compenser ce manque de hauteur. Aussi, le linteau en béton armé a fléchi sous la charge, provoquant la déformation du coffre de volet roulant, et par voie de conséquence le blocage de la porte-fenêtre.

 

Préconisation

Le linteau étant d’une portée importante il fallait le soumettre à l’étude d’un BET béton armé afin de le dimensionner correctement en hauteur et pour déterminer son ferraillage, conformément aux Règles BAEL de l’époque. Ses dimensions pouvaient nécessiter soit de réduire la hauteur de la porte-fenêtre, soit de rehausser tous les murs.

Décollement de torchis

Désordre

Quelques grands panneaux de remplissage en torchis sont légèrement "mobiles" et sonnent le creux essentiellement en partie basse. Les autres parties des panneaux apparaissent bien stables et adhérentes ce qui permet leur maintien global entre les colombages.

Plusieurs dommages apparaissent également au niveau de l'enduit : décollement et fissurations.

Diagnostic

Il s'agit d'un remplissage de torchis entre bois de colombages existants selon le même principe qu'à l'origine de la construction du pavillon.

La sensation de décollement d'un torchis de remplissage peut avoir deux origines possibles : une mauvaise stabilité ou trop grande souplesse des bois de maintien entre ces colombages (support mobile) ; une insuffisance du lattage des bois, notamment aux abords des colombages et ainsi un mauvais accrochage de ce torchis sur son support.

En ce qui concerne l'enduit, il apparait de trop faible épaisseur (largement inférieure au cm). Son rôle protecteur n'est donc pas suffisant, notamment au niveau des parties les plus exposées à l'eau c'est à dire les appuis où les décollements de remplissage ont lieu. Le retrait est de ce fait également mal maîtrisé, notamment au niveau des striures d'accrochage sur le torchis. La principale fissuration se produit en effet au droit de ces striures.

Préconisation

Stabiliser parfaitement les lattes de maintien du torchis avec remplacement systématique des bois non résistants, augmenter ce lattage à proximité des appuis avec éventuellement un lardage de clous pour un meilleur accrochage du torchis à proximité des bois de colombages.

En ce qui concerne l'enduit, il convenait de respecter la procédure de mise en œuvre du fabricant, avec épaisseur suffisante et accrochage, non seulement par striures, mais également par pics d'empochements dans le torchis support.

Défaut de harpage

 

Désordre

Une fissure en forme de L est apparue rapidement en pignon. Le maître d'ouvrage ne s'est pas inquiété temps qu'elle était faiblement ouverte. Mais au fil des années l'enduit s'est érodé sur les bords de la fissure et est maintenant largement ouverte dans l'épaisseur de l'enduit uniquement.

Quelques infiltrations d'eau se manifestent en plafond du sous-sol à l'aplomb de cette fissure.

Diagnostic

La partie inférieure de la façade avant est réalisée en maçonnerie de briques de parement alvéolées. Les 2 rangs de briques supérieurs sont décalés vers l'intérieur de la construction et recouverts d'enduit en face extérieur. Le reste est en maçonnerie de parpaings avec enduit monocouche projeté.

Au niveau inférieur aucun harpage n'a été réalisé pour liaisonner briques et parpaings. Impossibilité technique entre matériaux différents

Les photos prises en cours de chantier révèlent aussi que les 2 rangs de maçonnerie de parpaings situés au-dessus des briques ne sont pas harpés non plus entre pignon et façade.

Les maçonneries de parpaings sont sujettes au retrait. Pas les maçonneries de briques. Cela engendre des contraintes à leurs jonctions. En l'absence de tout harpage sur une hauteur de l'ordre du mètre cela a provoqué l'ouverture de la fissure horizontale, et un cisaillement vertical entre façade et pignon.

Préconisation

La NF P 10-202-1 (DTU 20.1) Ouvrages en maçonnerie de petits éléments, ne précise pas comment réaliser le harpage entre 2 maçonneries de natures différentes.

A défaut de pouvoir imbriquer alternativement les briques et les parpaings à chaque rangs des angles de construction il faudrait ajouter des aciers en équerres dans chaque rang de joint horizontal. La liaison mécanique des 2 parois serait ainsi effective.

Bien entendu ceci ne dispense pas de réaliser le chaînage vertical conformément à la norme.

Dégradation d'une souche de cheminée en briques apparentes

 

Désordre

Les briques de la souche, et uniquement elles, se délitent dans leur épaisseur et des morceaux de briques tombent au sol.

Il y a un risque pour la sécurité des personnes, et à terme des probabilités d'infiltrations voire d'effondrement de la souche.

Diagnostic

Le dessus de la souche n'est pas protégé par un couronnement béton ou un lit de mortier. Sous l'action conjuguée de l'eau et du gel, les briques ont éclaté.

S'agissant de briques perforées, il y a lieu de noter que celles-ci sont plus sensibles à ce risque compte tenu de leur plus grande capacité à contenir de l'eau qu'une brique pleine.

Préconisation

Il aurait fallu protéger en partie haute la souche par un couronnement en béton par exemple ou enduire les briques par un cimentage.

Le choix d'une brique pleine aurait fortement réduit le risque.

Déplacement d'un mur mitoyen en briques

 

Désordre

Il s'agit du déplacement d'un mur ancien en briques lors de la construction d'un immeuble collectif neuf en béton armé. Les désordres se traduisent par un écartement "en escalier" au niveau des joints de maçonnerie d'une partie de façade en retour du mur mitoyen et par des décollements de parois dans les parties intérieures.

Ce déplacement ne se serait pas produit de façon spontanée lors des opérations de démolition des maçonneries mitoyennes mais plus tardivement.

Diagnostic

L'examen attentif des fissures et notamment au niveau de la façade arrière de l'ancien collectif montre un mouvement exclusivement horizontal : les écartements sont effectivement beaucoup plus importants sur les composantes verticales que sur les composantes horizontales des fissures "en escalier". Le déplacement de la paroi contre l'ouvrage construit est par ailleurs assez net dans les parties intérieures.

Ce déplacement a été bien sûr facilité par la démolition des anciennes maçonneries présentes en butée contre cet immeuble ancien sur la parcelle voisine avant la construction de l'immeuble neuf.

Mais après examen plus attentif de cet ancien immeuble, la structure de ce dernier montre un ensemble porteur pratiquement indépendant du mur sinistré (système poteaux poutres disposés contre ce mur sans liaisons marquées).

Les façades en briques avec d'anciens joints hétérogènes et peu consistants n'ont pas été suffisamment résistantes au déplacement naturel du mur vers son nouvel équilibre contre le voile béton de l'ouvrage neuf construit.

Préconisation

Lors d'opérations immobilières dans des quartiers anciens, et plus précisément lorsque des démolitions et des mitoyennetés sont programmées, un examen attentif des avoisinants conservés doit être prévu par la maîtrise d'œuvre afin d'éviter ce type de dommage. Dans le cas présent, un liaisonnement préalable de ce mur "pendulaire" et un boutonnage régulier (tout en conservant une libre dilatation) lors de l'élévation du mur en béton étaient nécessaires pour le maintenir en position.

Effondrement d'un pignon existant en pierre

 

Désordre

En cours de chantier, juste après les travaux d’excavation pour créer le sous-sol de l’extension, le pignon de la construction existante s’est effondré. Les planchers reposent dans le vide. La maison est inhabitable. Par chance, personne n’a été blessé mais il y aurait pu avoir mort d’homme.

 

Diagnostic

L’excavation a été réalisée tout contre la maison, jusqu’à 2,50m de profondeur, et sur toute la longueur du pignon. Cela a déchaussé les fondations superficielles de la maison. Le sol, décompressé n’a pas pu résister au poids de la maison et les fondations ont alors glissé dans l’excavation.

 

Préconisation

Préalablement il fallait faire un sondage pour identifier la nature et la profondeur des fondations de la maison, ainsi qu’une étude de sol pour définir les fondations de l’extension.

Ensuite, l’entreprise aurait dû faire appel à un bureau d’étude afin de déterminer la nature, la profondeur et la méthodologie de chantier pour réaliser les inévitables reprises en sous-œuvre de la maison existante. Ces reprises ne pouvaient se faire que par passes alternées de petites largeurs. Elles ont un coût important.

Compte tenu de ces sujétions il aurait certainement été préférable de modifier le projet pour ne pas créer de sous-sol contre la maison existante.

Effondrement de pointes de pignon

 

Désordre

Il s'agit d'un effondrement des deux pointes de pignon. L'effondrement a entrainé la charpente en cours

de montage. Les deux pointes se sont couchées dans le même sens, l'une vers l'intérieur du pavillon,

l'autre vers l'extérieur. La dalle, malgré la chute de la première pointe est restée en bon état.

Diagnostic

Ce type de sinistre est encore relativement fréquent. A l'origine, il s'agit bien sûr d'une rafale de vent. La charpente était en cours de montage. Les ouvriers ont quitté le chantier pendant deux à trois jours en fin de semaine sans terminer la stabilisation de l'ensemble et notamment sans poser les contreventements. Les pointes de pignon en maçonnerie de parpaings de béton ne sont pas auto-stables sous l'effet du vent et n'ont pas pu trouver d'appui. La présence de la charpente composée de fermettes industrielles a cependant contribué à amortir la chute de la pointe réduisant ainsi les désordres au niveau de la dalle béton.

 

Préconisation

Les pointes de pignon auraient dû être stabilisées au stade provisoire, la pose d'une charpente ne

suffisant pas à assurer le maintien de ces pointes en cours de montage. Les pointes de pignon doivent donc être étayées au moins durant toute la durée de pose de la charpente.

Fissuration de "comportement" en façade

 

Désordre

Fissuration verticale en façade d’une maison individuelle, entre la structure d’un porche et la maçonnerie courante de la construction.

 

Diagnostic

La façade de la construction et la structure du porche ne subissent pas les mêmes contraintes et sont donc soumises à des mouvements différentiels. En l’absence d’un liaisonnement efficace, harpage des briques par exemple, ou bien d’un joint de fractionnement marqué jusque dans l’enduit, les mouvements différentiels entraînent la «séparation» des deux structures au droit d’une fissure, dont les conséquences ne sont qu’esthétiques.

 

Préconisation

Marquer un joint de fractionnement, y compris dans toute l’épaisseur de l’enduit, avec couvre joint.

Ou solidariser efficacement les deux structures en harpant les briques et en solidarisant les chaînages en tête de mur. Entoiler l’enduit entre les deux éléments.

Fissuration en façade

 

Désordre

Dans les années qui ont suivi la réception des travaux une fissuration verticale est apparue en pignon, près d’un angle avec la façade. Elle est plus ouverte en partie supérieure qu’en partie inférieure. Elle n’est pas infiltrante mais aurait pu l’être si le pignon avait été exposé aux vents dominants.

 

Diagnostic

Cette fissuration est typique d’un défaut de chaînage horizontal. Soit le chaînage n’a pas du tout été réalisé (absence d’aciers), soit le chaînage n’a été réalisé qu’en tête de la façade et n’a pas été retourné en pignons pour constituer un ceinturage complet de la construction, soit les aciers du chaînage n’ont pas été liaisonnés entre eux à leur jonction sur l’angle.

Une poussée de charpente sur le haut des façades peut aussi aggraver la situation.

Préconisation

Il convenait simplement de respecter les dispositions de la NF P10-202-2 (Règles de Calcul du DTU 20.1) Maçonneries en petits éléments.

Un chaînage horizontal est obligatoire dans tous les murs porteurs, au niveau de chaque plancher et des parties supérieures des murs (rampants inclus). Il doit être continu et fermé (ceinturage).

Il est constitué d’au moins 2 aciers 10. Si la construction est située en zone sismique il faut aussi respecter les Règles PS 92, plus exigeante en la matière.

Fissurations de façades en blocs de béton cellulaire

 

Désordre

Les façades en blocs de béton cellulaire sont fissurées en de nombreux endroits. Les fissures descendent des têtes de murs vers le sol avec un schéma assez anarchique. Elles sont traversantes.

 

Diagnostic

La structure porteuse du bâtiment est réalisée en ossature métallique. Les façades ne devraient pas participer au contreventement de la structure. En réalité, les profils métalliques ont été rendus solidaires des murs maçonnés qui doivent encaisser les déformations de la structure métallique

 

Préconisation

Il aurait déjà fallu au départ que la structure métallique soit suffisamment rigide pour que les mouvements soient réduits. Il aurait ensuite fallu, lors de l'exécution des travaux, que la maçonnerie ne soit pas rendue solidaire de la structure qui lui transmet des efforts pour laquelle elle n'a pas été préparée.

Fixations d'appuis en pierre

 

Désordre

En fin de 10ème année après la réception des travaux, un morceau de pierre se détache d'un appui de pierre de l'étage et tombe dans la cour de récréation de l'école primaire. Pas de blessé, heureusement !

En fait, il apparait que d'autres appuis présentent eux aussi un risque de chute de morceaux de pierre.

Diagnostic

A l'origine, les appuis en pierre étaient portés par les allèges en briques. Celles-ci supprimées dans le cadre des travaux, les appuis sont alors portés par des tubes carrés en acier, scellés d'un côté dans les appuis et de l'autre dans les tableaux.

Les fixations ont été réalisées en acier ordinaire, et non inoxydable. Elles s'oxydent au fil du temps, et font éclater les scellements dans les appuis en pierre.

Préconisation

L'entreprise aurait dû respecter le CCTP de l'architecte et utiliser des fixations en acier inoxydable. Il n'y a pas eu de contrôle suffisant en cours de chantier.

Fosse de récupération d'eaux chargées

 

Désordre

La fosse réalisée depuis moins d'un an avait été revêtue, intérieurement, d'un enduit ciment spécifique.

Les eaux de lavage de la laiterie ont "mangé" le revêtement et attaquent le béton.

Les aciers sont apparents, par endroits. Les fuites de la fosse sont envisageables, avec une atteinte certaine à l'environnement, compte tenu de l'agressivité chimique des effluents.

Diagnostic

La récupération des données chimiques des eaux de lavage par l'exploitant industriel de la fosse permet de découvrir la vaste étendue des acides et bases qui sont récupérées.

L'autre information concerne les débits d'eau très importants qui transitent par cette fosse.

Ces 2 éléments chimiques et mécaniques constituent les causes de l'agression rapide du béton et de son revêtement. Le revêtement et le béton mis en œuvre étaient inadaptés.

Préconisation

Les informations recueillies au cours de l'expertise étaient disponibles pendant le chantier.

Ces éléments physico-chimiques auraient dû permettre la conception et l'élaboration d'une fosse adaptée à ces contraintes.

Infiltration dans un bâtiment rénové

 

Désordre

D'importantes moisissures affectent les cloisons de doublage d'un mur en pierre recevant un talus végétalisé venant mourir en sous face des baies.

 

Diagnostic

Aucun drainage périphérique ni aucun revêtement d'imperméabilisation n'ont été prévus. De plus, la configuration du talus est telle que ce dernier est le siège d'un écoulement préférentiel des eaux de ruissellement. La migration de l'eau à travers le mur est alors inévitable.

L'absence de lame d'air entre la maçonnerie et l'isolant de la cloison de doublage et l'absence de dispositifs récupérant les eaux en partie basse des cloisons (exutoires) aggravent l'étendue des traces d'humidité.

Préconisation

Respecter les termes du DTU n°20.1 (Parois et Murs en maçonnerie de petits éléments), et notamment l'annexe (article n°3) concernant la conception des réseaux de drainage.

 

Infiltration en façade de briques de verre

 

Désordre

La locataire fait état d'infiltrations d'eau qui se produiraient par temps de pluie, dans certaines conditions de vent. Un essai d'arrosage sur la face extérieure confirme qu'il s'agit bien d'infiltrations et non de phénomènes de condensation sur la face intérieure, fréquents avec ce type de paroi en pièce humide.

 

Diagnostic

L'examen des joints de béton entre les briques de verre révèle qu'ils sont fissurés. Il est vraisemblable que ces joints ne sont pas correctement renforcés par des fers à béton. L'étroitesse des joints verticaux ne laisse pas suffisamment de place pour les mettre en œuvre.

 

Préconisation

L'adhérence du béton sur la tranche des briques de verre est très faible. La résistance mécanique d'un panneau en briques de verre ne peut donc être assurée que par la mise en place de fers à béton dans chaque joint. Et ces fers ont aussi pour fonction de résister au retrait naturel du béton des joints. A défaut, ce retrait provoque les fissures observées ici.

Infiltration par souche de cheminée

 

Désordre

Depuis la réfection de la souche de cheminée, des infiltrations d'eau se produisent dans la pièce aménagée en comble.

L'examen de la souche montre que la peinture est cloquée dans sa partie basse.

On décolle aisément la peinture et l'on constate que le mortier du solin est très humide.

L'humidité est très importante en partie basse et s'atténue en remontant. Plus haut, le support est sec et la peinture n'est pas cloquée.

Diagnostic

Ne trouvant pas l'origine des infiltrations, l'entrepreneur a cru résoudre son problème en réalisant un nouveau solin descendant jusque sur les tuiles et en appliquant un revêtement semi-épais à base de résine destiné à rendre le support imperméable.

Le solin ayant été descendu au contact des tuiles, l'eau de pluie a humidifié le solin par phénomène de capillarité.

Le revêtement semi-épais n'a pas laissé l'eau s'évacuer suffisamment vers l'extérieur, elle a donc ruisselé le long du conduit à l'intérieur de la maison. De plus la peinture a cloqué.

Le réemploi de tuiles anciennes usagées et donc de porosité supérieure a certainement aggravé le phénomène de capillarité et donc le désordre.

Préconisation

Eviter la combinaison du revêtement semi-épais et du solin au contact des tuiles en réalisant une étanchéité par relevé en zinc, solin et bande porte solin similaire à ce qui avit été exécuté initialement en partie haute de la souche.

Utiliser des tuiles neuves à proximité immédiate de la souche pour réduire les phénomènes de capillarité.

Infiltrations à travers des murs en briques de parement

 

Désordre

Dès les premiers mois des tâches d'humidité et du salpêtre sont apparus sur la face intérieure des murs de rez-de-chaussée dépourvus de doublage, en garages et celliers. Selon les maisons l'étendu de ces désordres est plus ou moins importante.

Aucun ruissellement d'eau ne s'est produit mais les acquérants n'acceptent pas cet état de fait "anormal" dans des maisons neuves.

Diagnostic

Le mortier des joints réalisés après le hourdage des briques n'a pas été correctement serré. Il existe de nombreuses cavités favorisant la pénétration de la pluie jusqu'aux perforations verticales des briques. De là l'eau chemine à travers tout le mur

Et il est hautement probable que le mortier de hourdage des briques présente lui-même de nombreuses

cavités. Certains briqueteurs oublient que ce mortier contribue fortement à l'imperméabilité des murs.

La partie supérieure de la maçonnerie de briques présente une saillie par rapport au nu de l'enduit des étages. Cette saillie piège les eaux qui ruissellent sur les façades enduites.

Un enduit de mortier a été réalisé sur la face intérieure des murs mais se révèle insuffisant pour compléter l'imperméabilité des murs.

Préconisation

Le document de référence est la norme NF P 10-2026161 (DTU 20.1 Cahier des Clauses Techniques) Ouvrages en maçonneries de petits éléments. Parois et murs.

Il fallait hourder les briques avec soin afin de ne laisser aucun vide qui puisse favoriser le cheminement de l'eau de l'extérieur vers l'intérieur. Les joints extérieurs, réalisés par la suite, aurait dû être soigneusement remplis de mortier et bien serrés pour assurer la première barrière à l'eau.

Un chanfrein de mortier aurait dû être réalisé sur la saillie des briques avant que l'enduit monocouche ne soit réalisé sur les maçonneries d'étage. Ceci pour éviter les infiltrations par la tête des murs de briques.

Enfin, l'enduit de mortier sur la face intérieure des murs de briques devait être réalisé en épaisseur suffisante conformément à la norme NF P 15-201 (DTU 26.1) Travaux d'enduits de mortier, sinon être adjuvanté d'un hydrofuge de masse.

Infiltrations en sous-sol

 

Désordre

Par fortes pluies, l'eau passe sous les fondations périphériques et réapparait en rive du dallage de sous-sol. Il n'y a pas d'infiltration en partie courante des murs de sous-sol.

 

Diagnostic

Des ruissellements souterrains se produisent sur une couche de sol peu perméable, à faible profondeur. La pente de ce sol peu perméable conduit les eaux souterraines contre le sous-sol. Le revêtement imperméable des murs enterrés est efficace en partie courante, mais n'empêche pas l'eau de contourner les fondations. La liaison murs / dallage ne peut être étanche : l'eau passe.

 

Préconisation

Au vu de la pente du terrain le constructeur aurait dû pressentir le risque et rechercher la présence de couche de sols peu perméables, avant de signer le contrat de construction et, au plus tard, lors des terrassements. Cette présence étant confirmée il devait prévoir et réaliser un drainage, au moins en amont de la construction. Voir la norme NF expérimentale P10.202 (DTU 20.1). Le pseudo cuvelage réalisé après coup n'est pas efficace à 100%.

Joint de construction

 

Désordre

Fissuration verticale sur toute la hauteur du rez de chaussée affectant les parois entre l'existant et l'extension

 

Diagnostic

Une construction existante et une extension, mêmes fondées au même niveau, ne sont pas le siège des mêmes mouvements. Il y a des tassements différentiels. En l’absence de traitement particulier, se crée inévitablement une fissure (séparation) rectiligne, généralement verticale, entre les deux structures. Ce désordre n'a pas d'autres incidences qu’esthétiques.

 

Préconisation

Ce différentiel de mouvement doit être palier par un fractionnement net des deux constructions, dans la structure, mais également dans les revêtements de finition extérieurs et intérieurs. Ce fractionnement peut être masqué par un couvre joint, dont la fonction est esthétique, mais qui limite également les infiltrations d’eau, ou les pénétrations de corps étrangers.

Maçonnerie et linteau en bois massif

 

Désordre

Trois fois en 8 ans des infiltrations d'eau se sont manifestées à l'aplomb de la lucarne, sur le plafond surbaissé, dans la zone de couverture à pente réduite. A chaque fois c'était lors de très forts vents accompagnés de pluies violentes.

 

Diagnostic

Les multiples investigations menées sur la lucarne et dans son environnement n'ont pas révélé d'anomalie. La laine de verre est parfaitement sèche sous l'écran sous-toiture.

En revanche, le linteau en bois massif a maigri en séchant après sa mise en œuvre et un interstice de plusieurs millimètres de large s'est formé en jonction avec la maçonnerie. Les vents les plus violents y font pénétrer l'eau de pluie, alors qu'en temps normal le débord de toiture protège cet interstice de la pluie.

Préconisation

Il aurait fallu utiliser en linteau une essence de bois moins sensible que le chêne à la perte de volume par séchage, où alors du chêne bien sec à cœur.

A défaut la mise en œuvre d'un joint en mastic élastomère et son contrôle régulier par le propriétaire aurait permis de prévenir toute infiltration d'eau.

Murs en schiste apparent

 

Désordre

Lors d'une réhabilitation, la façade protégée par un enduit ciment est remise à nu. Après grattage des joints, ceux-ci sont refaits avec un mortier bâtard chaux ciment ou parfois avec un enduit prêt à l'emploi. Les pierres sont laissées apparentes. Des infiltrations d'eau ne tardent pas à se produire dans la maison

 

Diagnostic

La constitution du mur ainsi réalisé n'est pas conforme aux préconisations du DTU 20.1. De plus, les pierres sont souvent sablées lors des travaux. Les joints réalisés sont trop riches en ciment et fissurent et se rétractent. Les enduits monocouches "classiques" ne sont pas adaptés à la réalisation de joints

 

Préconisation

Conception: le mur en pierre seule est de type I au sens du DTU 20.1. Si l'on veut que la maçonnerie soit laissée apparente, il faut réaliser les doublages intérieurs de façon à obtenir un mur de type IIa, IIb ou III suivant localisation (Cf DTU 20.1).

Exécution: Eviter absolument le sablage des pierres. Faire des joints plus souples donc plus riches en chaux. Utiliser éventuellement des produits prêts à l'emploi tels qu’enduits minéraux à la chaux grasse (application manuelle) ou certains enduits de rénovation (application machine).

Prévention: Bien définir l'ensemble des prestations nécessaires en fonction de l'aspect extérieur recherché. Les solutions "enduit à pierre vue" poseront les mêmes problèmes de façon localisée. Envisager la protection totale de la maçonnerie par un essentage ou un enduit tout simplement.

Rupture d'un conduit de fumée

 

Désordre

 

A l'occasion de travaux de réparation du plancher du comble, l'habillage masquant le conduit de fumée est déposé et la rupture du conduit est découverte. Le joint de mortier entre le premier et le second boisseau est ouvert d'environ 15mm. L'étanchéité aux gaz n'est plus assurée. Il y aurait risque d'incendie si la cheminée était utilisée.

 

Diagnostic

 

Le plancher du comble en solivage de bois massif a fléchi parce que les bois mis en œuvre n'étaient pas secs à cœur. La trémie béton qui porte le premier boisseau, encastrée dans la maçonnerie du mur pignon, a suivi le mouvement de rotation du plancher près de ses appuis. Ce qui a entrainé l'affaissement et le basculement du premier boisseau.

 

Préconisation

Il fallait, soit mettre en œuvre un solivage très peu déformable, soit, de préférence, assurer une assise stable du conduit, sur le plancher en maçonnerie du rez-de-chaussée ou sur une "chaise" métallique solidaire du pignon.

Rupture de chaînage

 

Désordre

Le principal désordre visible est une fissuration importante au niveau d'un appui de linteau du mur de refend intérieur. Une fissuration en façade apparait également à l'extrémité d'un linteau dans la même zone du pavillon. A ces désordres structurels sont associées les fissurations des plaques de plâtre notamment en plafond.

Cette fissuration des plaques en plafond est rectiligne et perpendiculaire au mur de refend précité et à la façade dont l'extrémité d'un linteau s'est rompue.

Le pavillon est par ailleurs situé en zone rurale sur un terrain peu protégé des vents dominants.

Diagnostic

Le plancher d'étage est en bois, et cet étage n'est pas encore aménagé. Par ailleurs, après investigations sur site, il a été constaté que le mur de refend ne possède aucun chaînage en béton armé en couronnement. Le chaînage en façade est également rompu au-dessus de la fissuration visible.

L'allure des fissures met en évidence un mouvement horizontal parallèle aux façades principales et au mur de refend, c'est à dire perpendiculaire aux pignons.

Cette rupture est donc la conséquence d'une dépression de vent sur le pignon à proximité des ruptures, dépression facilitée par le non aménagement de l'étage. La nature légère du plancher et la présence réduite de chaînage béton en tête de paroi (absence au niveau du refend et de sections trop légères au-dessus des façades) n'ont pas permis à cette structure de résister à cet effet climatique prévisible.

Préconisation

Le pavillon était prévu livré sans aménagement immédiat au niveau des combles.

La structure légère de type plancher bois ne permet en général pas d'assurer des répartitions d'efforts par ce plancher : les chaînages apparaissent donc très sollicités en cas de vent soutenu. Il est donc important de les prévoir en nombre suffisant et de les dimensionner en conséquence, de simples blocs U n'étant pas toujours adaptés. De même, leur continuité apparait de première importance dans de telles configurations.

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