Installations électriques

Fiches pathologie

Chauffage par le sol par Plancher Rayonnant Électrique

Installations photovoltaïques raccordées au réseau et intégrées au bâtiment intégrées au bâtiment

 

Fiches détails

Corrosion de câbles électriques enterrés

Chauffage par le sol par Plancher Rayonnant Electrique

Constat

La réalisation de revêtements de sols durs sur un plancher rayonnant électrique (PRÉ) nécessite des soins à la conception et à l'exécution afin de limiter les conséquences sur les revêtements, liées aux effets thermiques et à la juxtaposition de différents ouvrages. Elle suppose par la suite une bonne compréhension par l'utilisateur des options d'ameublement à éviter pour ne pas nuire au rendement du système.

Diagnostic

Un PRÉ est réalisé par 2 ou 3 corps d'état : maçon (chape de ravoirage éventuelle sur le dallage pour le passage des canalisations ou réseaux autres que les canalisations de chauffage), électricien (isolant + trames électri­ques), carreleur (chape d'enrobage des câbles et pose du revêtement de sol).

Comme pour les planchers chauffants à eau chaude, la chape d'enrobage des corps de chauffe (ici les câbles électriques) peut servir uniquement d'enrobage, auquel cas le revêtement est réalisé ensuite sur un ragréage, ou de support direct à une pose collée du revêtement : ce dernier cas est le plus répandu (pose collée sur une chape fluide base ciment : sous AT ou DTA).

À noter : la pose scellée directe sur les câbles, donc sans préchauffage, n'est autorisée par le CPT 3606 que pour les maisons individuelles.

Les désordres les plus fréquents

Ils concernent les revêtements de sols, principalement les carrelages collés :

  • Microfissuration, fissuration du carrelage ;
  • Décollement du carrelage ;
  • Tassement ou écrasement en partie courante ou en rive de dallage.

Les origines principales

Conception ou mise en œuvre défectueuse

  • La puissance installée trop importante, dans le but de favoriser une montée en température plus rapide.
  • L'isolant : trop compressible ou mal mis en œuvre (discontinuité, défaut de planéité du support dallage).
  • La réalisation de l'installation de chauffage : délai de mise en chauffe non respecté par rapport à la réalisation du carrelage non respecté, température des câbles non maîtrisée (absence de régulation).
  • En cas de chape mortier : retrait excessif du mortier avec treillis soudé ou fibres (métalliques ou synthétiques), mortier sous-dosé (résistance mécanique insuffisante) ou surdosé (retrait plus important), absence d'armatures périphériques dans la chape d'enrobage si nécessaire selon la compressibilité de l'isolant ou dans le cas de pose scellée directe.
  • Utilisation d'une chape d'enrobage fluide inadaptée : le CPT 3606 ne vise pas l'utilisation de chapes fluides à base de sulfate de calcium (chape anhydrite), mais seulement les chapes fluides à base ciment.
  • L'incompatibilité des différents constituants entre eux (primaires, mortiers-colles, joints), ou utilisation de produits non adaptés.
  • La réalisation du revêtement : absence ou insuffisance de joints de fractionnement et de joints périphériques. La peur de sectionner les câbles peut conduire notamment à un tronçonnage insuffisant.

Non-respect des conditions optimales d'utilisation

  • La surchauffe en surface du revêtement, liée au blocage du rayonnement du fait de la présence de tapis, de lits ou de canapés très bas, génère de nombreuses microfissurations. L'espace libre entre sol et mobilier doit être d'au moins 3 cm.

Les bonnes pratiques

  • Utiliser des isolants conformes au CPT 3606 article 2.1 ou certifiés ACERMI ISOLE I3/I4 ou I5, ou conformes au DTU 26.2/52.1 (SC1Ch ou SC2Ch).
  • Avoir une température des câbles régulée, et surfacique inférieure à 28 °C. Informer l'utilisateur la nécessité de ne pas bloquer le rayonnement par un tapis et autres aménagements.
  • Respecter la mise en chauffe préalable et progressive avant la réalisation du carrelage.
  • Respecter pour l'ensemble chape d'enrobage et revêtement les joints de fractionnement et/ou périphériques. Attention, la pose de carreaux de grand format en diagonale peut conduire, pour des raisons esthétiques, à la réduction de ces joints, ce qui risque d'être néfaste.
  • Le béton d'enrobage des câbles est la plupart du temps remplacé par une chape fluide à base ciment. Dans ce cas, il faut se conformer aux Avis Techniques des procédés pour les produits associés à utiliser (enduits de lissage, mortier-colle, joints). L'utilisation de chapes anhydrites n'est pas visée, au jour de la parution, dans le CPT.

L'essentiel

  • Intégrer dès la conception la réalisation d'un PRÉ.
  • Utiliser des isolants conformes.
  • Respecter les contraintes thermiques inhérentes au plancher chauffant (mise en chauffe, température de service).
  • Prévoir les joints de fractionnement et périphériques nécessaires et respecter leur profondeur minimale.
  • Ne pas bloquer le rayonnement du plancher par des aménagements non compatibles.
  • Se conformer aux ATec des produits (chape, mortier-colle, etc.).

A consulter

  • Cahier du CSTB n°3606-V2 : Chauffage par Plancher Rayonnant Électrique.
  • Cahier du CSTB n°3526-V3 : Pose collée de revêtements céramiques et assimilés - pierres naturelles - en travaux neufs dans les locaux P4 et P4S  - Cahier des prescriptions techniques d'exécution.
  • DTU 26.2/52.1 : Mise en œuvre de sous-couches isolantes sous chape ou dalle flottante et sous carrelage. Cahier des clauses techniques.
  • NF DTU 26.2/52.1 (partie commune) : Chapes et dalles à base de liants hydrauliques.
    Nota : le NF DTU 52.2 (Pose collée des revêtements céramiques et assimilés) exclut les travaux sur PRÉ (voir CPT PRÉ).

Installations photovoltaïques raccordées au réseau et intégrées au bâtiment intégrées au bâtiment

Constat

Deux types principaux de dommages peuvent survenir à la suite de l'installation d'un générateur photovoltaïque intégré en toiture :

  • Des défauts d'étanchéité provenant de la couverture photovoltaïque ;
  • Des départs d'incendie ou incendie provenant du circuit courant continu.

Diagnostic

Problèmes d'étanchéité

L'intégration des installations photovoltaïques implique que les modules assurent tout ou partie de l'étanchéité de la toiture. La partie couverture de l'installation est composée de modules rigides cadrés ou non, et d'un système d'intégration. Il existe plusieurs types de systèmes d'intégration :

  • les systèmes avec une sous-couche assurant l'essentiel de l'étanchéité ;
  • les systèmes dont les modules assurent l'étanchéité et sont disposés comme des tuiles ;
  • les systèmes dont les modules assurent l'étanchéité et sont fixés sur des rails assurant le drainage de l'eau résiduelle.
  • Pour chaque type de système, le traitement des rives d'installation est particulièrement sensible : des dispositions particulières doivent être prises pour résister aux effets du vent, les efforts doivent être calculés selon les règles neige et vent en vigueur, le système de raccord doit être adapté aux différents types d'éléments de couverture.
  • Une mise en œuvre rigoureuse est impérative, particulièrement pour les systèmes dont les modules assurent l'étanchéité. La planéité de la charpente doit être assurée, après un éventuel calage. la pose des raccords entre module doit être soignée, tout comme le passage des câbles.
  • Pose de rails drainantsPar ailleurs, pour les systèmes à rails drainants, le parallélisme des rails est nécessaire : le contrôle des diagonales lors de la pose doit être réalisé.

 

Risque d'incendie

Les incendies d'installations photovoltaïques peuvent avoir des causes multiples. Parmi les facteurs à risques identifiés, on citera une discontinuité dans le circuit courant continu, provoquant un arc électrique ou des surchauffes issues de surintensités.

Les principaux points sensibles résident au niveau de la connectique, et du raccordement à des masses métalliques à la terre.

  • Concernant les connecteurs, ceux-ci doivent être choisis de la même marque. Il arrive que les sertissages soient défectueux, et un soin particulier à la mise en œuvre est impératif.
  • Le raccordement à la masse, selon le guide UTE C15-712-1, permet de s'assurer de l'absence de défaut d'isolement côté continu grâce au contrôleur d'isolement intégré à l'onduleur.
  • D'assurer l'équipotentialité des masses, éléments favorable à la protection contre les surtensions d'origines climatique, en complément des parafoudres.
  • Un câblage adapté à la puissance installée doit être prévu. Il est préconisé par la commission centrale de sécurité (avis du 14 décembre 2009) de prévoir les passages de câble par l'extérieur du bâtiment jusqu'à l'onduleur.
  • Un couloir de ventilation en sous-face des modules est un élément de prévention des surchauffes électriques au niveau des câblages, des connecteurs et des modules. Mais des closoirs sont à prévoir afin de se prémunir des agressions des câbles par les rongeurs.
  • Un entretien régulier (nettoyage, accumulation de feuilles mortes…) par un personnel qualifié doit être prévu selon les préconisations du guide UTE C15-712-1. Des dispositions particulières doivent donc être prises à la conception pour faciliter l'intervention ultérieure des équipes de maintenance.
  • Lors de la conception, il faut veiller à éviter les ombrages persistants sur l'installation, sous peine de générer des points chauds dans les modules.
  • D'autres risques d'atteinte à la continuité électrique peuvent survenir si les intervenants marchent sur les modules, ou si la planéité du support n'est pas assurée. En effet, les cellules photo­voltaïques sont épaisses d'environ 150 µm (silicium cristallin). Donc, toute contrainte mécanique sur le module peut provoquer des fissures qui génèrent par la suite des points chauds dans les cellules et des surintensités.

Les bonnes pratiques

  • Porter une attention particulière à la conception du système et au choix des produits :
    • choisir de préférence des systèmes d'intégration en toiture complets visés par un Avis Technique en cours de validité et adapté à la pente du toit ;
    • respecter le domaine d'emploi de l'Avis Technique ;
    • la conception électrique et le choix des composants doivent respecter le guide UTE C15-712-1.
  • Veiller à la mise en œuvre conforme :
    • respect des DTU et des cahiers des charges de pose ;
    • réalisation d'un diagnostic de la charpente ;
    • calepinage rigoureux de l'implantation des modules ;
    • respect rigoureux du plan de câblage côté courant continu pour éviter les boucles d'induction ;
    • sertissage des connecteurs par outils appropriés sur table de travail et non en toiture.
  • Placer l'onduleur de préférence dans un local ventilé, ou mieux climatisé.
  • Étudier le câblage afin de limiter les champs électriques et magnétiques, perturbant la réception radio et TV.
  • Prendre en compte les contraintes possibles liées à l'intervention des équipes de secours en cas d'incendie.
  • Assurer la maintenance, conformément aux préconisations du guide UTE C15-712-1, par un personnel qualifié.

L'essentiel

  • Choisir un système d'intégration complet, sous Avis Technique et soigner sa mise en œuvre.
  • Soigner la conception des câblages et les points sensibles de mise en œuvre (calepinages, sertissages).
  • Vérifier la ventilation en sous-face de panneau.
  • Assurer un entretien régulier du dispositif.

A consulter

  • NF EN 50380, 61215, 61646, 61730 et 61727 relatives aux modules photovoltaïques.
  • NF C 15-100 : Installations électriques à basse tension.
  • Guide Pratique UTE C15-712-1 : Installations photovoltaïques.
  • DTU de la série 40 : Couverture.

Corrosion de câbles électriques enterrés

Désordre

Absence d'alimentation électrique dans le nouveau bâtiment due à des ruptures de câbles;

3 ruptures ont été constatées durant la première année après réception et sont toutes localisées sur un tronçon extérieur situé sous un espace vert muni d'un système d'arrosage automatique.

Diagnostic

Un sondage, réalisé en période de très faible pluviométrie, a montré que les câbles de référence ARO2V 1000 de sections 150 carré alu transitaient dans un fourreau totalement saturé d'eau. Lors de la pose, les câbles ont été soumis à des chocs contre des éléments tranchants, à des frottements, à des abrasions ou des pressions qui ont pu les endommager. En présence d'eau, l'aluminium se transforme en hydroxyde d'aluminium et en gaz d'hydrogène. L'hydrogène occupe un volume plus grand que celui du métal conducteur, entraîne un renflement de l'isolation du conducteur, et la destruction du câble.

Préconisation

Le fourreau existant dans lequel ont été installés les câbles électriques faisait office de drains de récupération des eaux issues de l'installation automatique d'arrosage défaillante. Ce fourreau pouvait également présenter des aspérités provocant des blessures aux câbles installés à l'intérieur de ce dernier. La vacuité et qualité de cet ouvrage aurait dû être vérifiée par vidéo-caméra, ce qui aurait conduit les constructeurs à choisir un câble résistant à l'humidité type RFVF, ou à refaire la tranchée technique.

Cliquez ici pour plus d'info !

Pratique !

Vous pouvez également utiliser notre formulaire de contact.

Réponses suivies et rapides

Nos horaires pour vos appels téléphoniques

lun.-ven. :

09:00  - 12:00 

14:00  - 17:00 

Vous n’avez pas la possibilité de nous contacter pendant nos horaires d'ouverture?

 

Si vous souhaitez être rappelé, merci de nous envoyer un email nous précisant une plage horaire préférentielle.